L. Guérin de Ladvèze, En cheveux blonds et en cheveux noirs (1857)
“ Comme toi dans ma vie un ange au front céleste De mes jours disputés empoisonna le reste; Un seul jour son amour âme et cœur m'inonda, Comme ta jeune amante aux bords de Procida ! Un seul jour son regard, sans nuage et sans voile, Se leva sur le mien comme une douce étoile; Un seul jour, à ses pieds, par sa beauté saisi, Elle, rêvant d'amour, et moi, d'amour aussi, J'entourai de mes bras ce corps svelte, sans même Oser laisser tomber à ses deux pieds : « Je t'aime ! » Mais le soir de ce jour, — assis près des jasmins, Sa tête à mon épaule et sa taille à mes mains ”
