Karol Edmond Chojecki, La Pologne captive et ses trois poètes
“ Vieux bardes ! Vous n'avez su deviner ni le mobile de mes actions ni en quoi j'étais supérieur aux Hérodes romains. Au-dessus de moi planait une idée sublime, éclatante ; une infinité de marches sanglantes me conduisaient directement au seuil du temple où s'atteint tout grand but. J'y marchais, comme un guerrier sans peur, à travers des monceaux de cadavres. XXXIX. La vie vibrait dans chaque corde de mon âme, on sentait la force dans chacun de mes faits. Mieux eût valu pour moi être dans un tombeau que sur une pareille voie ; mieux la lame au poing qu'avec une telle pensée dans la tête. ”
