Résumé

Couronne poétique de Napoléon… (1840)

Le vainqueur est vaincu, l'aigle languit et se meurt; une sombre vapeur obscurcit le rayon de l'étoile des braves 1. Mais déjà sa gloire reparaît revêtue d'une splendeur nouvelle. L'astre des siècles règne de nouveau sur tous les astres qui formaient naguère son humble cortège.
V.
Qu'une douce haleine carresse tes montagnes; que la verdure pare tes vallons; que l'onde de tes sources soit à jamais limpide; sois au milieu de l'Atlantique comme un autel salué par les hommages religieux de toute la terre. Que la tempête respecte ton rocher immobile au milieu de la lutte des ondes et des vents.
Source : Gallica

Couronne poétique de Napoléon… (1840)

Il s'assied sur le trône. Et cet Homme puissant Porte, sous son bandeau, les traits de l'Innocent.
Tout à coup, sous le choc d'une force inconnue, Le piédestal s'écroule, et du sein de la nue Un orage survient, qui, lançant ses carreaux, Disperse les soldats et frappe le héros.
Enfin, sur le talus d'une roche déserte Une tombe apparaît : aussitôt l'onde verte Se lève de son lit, et, dernier courtisan, Vers l'Homme qui reçut l'hommage de la terre Vient expirer avec mystère, Comme pour lui porter celui de l'Océan.
Source : Gallica

Couronne poétique de Napoléon… (1840)

Le navigateur jettera l'ancre à la vue de tes rivages, curieux de visiter une île si célèbre; son regard s'arrêtera sur chaque touffe de verdure, sur chaque rocher, sur chaque pierre de cette terre sanctifiée par l'exil d'un grand homme. C'est à lui que tu devras ton divin éclat.
Le jour qui vit s'éteindre le soleil de sa gloire, vit Rallumer l'aurore de la tienne.
Source : Gallica

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