Résumé

Édouard Delprat Sur le dévouement de Pierre Desse… (1824)

Le salpêtre s'embrâse aux sabords entr'ouverts, Le rapide vaisseau se penche sur les mers : Au milieu des écueils il glisse, et son passage Laisse au loin, sur l'abime, un luminèux sillage.
Tel, le char azuré du souverain des flots Des autans révoltés traversait le chaos, Quand le Dieu, s'éveillant au bruit de la tempête, Sur l'onde, tout-a-coup, levait sa vaste tête, Appaisait d'un regard le tumulte des mers,
Appelait tous les vents et leur rendait leurs fers, Et, baissant mollement son sceptre d'or sur l'onde, Donnait le jour aux cieux et le repos au monde.
Source : Gallica

Édouard Delprat Sur le dévouement de Pierre Desse… (1824)

Les naufragés pleuraient, et lui tendaient les bras : Le héros leur criait : - « JE NE vous QUITTE PAS ! » -
Cinq fois l'astre du jour, sous un sinistre voile, D'une clarté lugubre effraya l'univers : 1 Et cinq fois une nuit funèbre et sans étoile Descendit sur les vastes mers.
L'ouragan promenait les deux nefs vagabondes
Des cieux, aux cavernes profondes, Sombres royaumes du trépas : Et toujours s'élevaient de la vague écumante, Ces mots qui se mêlaient au bruit de la tourmente : « JE NE vous QUITTE PAS! »
Source : Gallica

Édouard Delprat Sur le dévouement de Pierre Desse… (1824)

Et la tempête horrible, Et la mort sur les eaux levant son bras terrible; Et de pauvres marins par l'ouragan surpris ; Et devant le trépas leurs lamentables cris: Du héros, qui passait, leur misère entendue; La nacelle huit fois du vaisseau descendue : Le héros, seul, portant un périlleux secours, Et s'offrant à la mort pour racheter leurs jours
Source : Gallica

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