Édouard Delprat, Sur le dévouement de Pierre Desse… (1824)
“ Le salpêtre s'embrâse aux sabords entr'ouverts, Le rapide vaisseau se penche sur les mers : Au milieu des écueils il glisse, et son passage Laisse au loin, sur l'abime, un luminèux sillage. Tel, le char azuré du souverain des flots Des autans révoltés traversait le chaos, Quand le Dieu, s'éveillant au bruit de la tempête, Sur l'onde, tout-a-coup, levait sa vaste tête, Appaisait d'un regard le tumulte des mers, Appelait tous les vents et leur rendait leurs fers, Et, baissant mollement son sceptre d'or sur l'onde, Donnait le jour aux cieux et le repos au monde. ”
