Adrien-César Égron

Résumé

Adrien-César Égron Cherbourg et la mer (1835)

Qu'est-ce qu'un malheureux dévoré isolément au milieu de la nuit par l'ours, ou par l'aigle des montagnes? Qu'estce encore que les cabanes de quelques villages emportées par le glacier qui marche, ou par le lac qui rompt sa barrière, si vous comparez ces accidens rares et individuels à ces grandes calamités dont la mer est le théâtre journalier, lors même que la guerre n'y entre pour rien, et que le redoutable élément sur lequel la vie de tant d'hommes se joue accomplit seul son action ordinaire et terrible?
Source : Gallica

Adrien-César Égron Cherbourg et la mer (1835)

Puis , si vous tournez les yeux à droite, vous côtoyez un pays ami, vous pouvez entrer dans les ports de France et plier votre voile au bruit des chansons gasconnes et basquaises ; si vous prenez la gauche, vous vous enfoncez vers le septentrion , vous entrez dans la mer du Nord , orageuse et difficile , que traversent nos hardis baleiniers ; puis c'est la grande ceinture qui étreint le monde , puis c'est l'infini, l'inconnu.
Source : Gallica

Adrien-César Égron Cherbourg et la mer (1835)

Les coquillages aux vives couleurs , aux formes gracieuses ou bizarres, les perles d'un prix inestimable, les madrépores entassés dans le sein de la mer, rivalisent avantageusement avec les cristaux , les améthystes et les pierres arborisées des montagnes : des milliers de plantes flottent à la surface de la mer, ou se cachent dans l'épaisseur de ses eaux;
des forêts entières existent dans ses abîmes , offrant les merveilles de la végétation la plus curieuse ; enfin des oiseaux volent par bandes autour des navires, se fixent sur les mâts, annoncent la terre et couvrent le rivage
Source : Gallica

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