Résumé

Arthur Thiboutot André Castagne ou Histoire d'un vieux marin

Si Castagne avait pu gravir le rocher, il aurait trouvé au sommet trois habitations, un bon feu, et des personnes capables de lui prodiguer des soins. Mais le malheur avait décidé qu’il en fût autrement.
Le pauvre homme, la tête nue, la chevelure collée sur la glace, en promenant ses yeux égarés autour de lui, ne vit qu’un tableau déchirant. Partout la solitude, la désolation ; la mer toujours tourmentée déferlait en mugissant sur le rivage désert ; le vaisseau naufragé, secoué en tous sens avec une violence extrême, se démantibulait rapidement.
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Arthur Thiboutot André Castagne ou Histoire d'un vieux marin

Bientôt une quinzaine d’hommes vigoureux se mirent en marche pour se rendre au lieu du naufrage.
Le trajet se fit assez lentement et avec difficulté. La grève était déjà recouverte d’une épaisse couche de neige et il ventait si fort qu’on avait peine à se tenir debout.
Antoine Laprise fut découvert le premier. C’était vers quatre heures de l’après-midi. Le pauvre marin était assis, le dos au vent, sur une pierre, au pied du rocher, à environ 150 verges du bâtiment. Depuis longtemps déjà, l’espoir avait fui le cœur du malheureux.
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Il vaut mieux que je périsse seule.
La séparation se fit au milieu de gémissements à fendre le cœur de l’homme le plus barbare.
Tous les marins, Castagne excepté, passèrent ensuite sur le mât. Une épaisse couche de glace le recouvrait. Le second, à la terre ferme, recevait ses compagnons, qui, une fois parvenus à l’extrémité de la pièce de bois, glissaient sur une corde tendue sur l’eau. Malheureusement, le capitaine ne put atteindre le rivage. Épuisé de fatigues et ayant les mains gelées, M. Duquet perdit l’équilibre, au passage d’une lame.
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