Résumé

A la gloire des marins sablais et chaumois…

Le sang-froid du patron et de l'équipage de la Jeune-Odelle, la promptitude et l'énergie du secours apporté aux matelots par l'aviation maritime, sont dignes d'éloges. Ces modestes récits prouvent l'étroite solidarité qui anima le peuple de France durant la grande Guerre, le fond admirable de patriotisme que chaque français acquiert en suçant le lait maternel. De tels marins pouvaient-ils être vaincus ?
Non ! La race française demeure éternellement vaillante : ceux d'aujourd'hui sont les dignes fils de Ceux d'Hier, et ils prépareront sans faiblir Ceux de Demain !
Source : Gallica

A la gloire des marins sablais et chaumois…

Le patron, alternati vement, tient la barre ou passe les obus au fusilier, lui disant de sa bonne voix de brave habitué aux dangers de la mer : « Ne te presse pas, mon gars, prends ton temps, vise bien ! » Il dépêche deux hommes chercher les munitions dans la cale, et deux autres pour essayer de boucher la déchirure de l'étrave. Ceux-ci ne peuvent y réussir, et l'eau entrant à flots, le bateau s'enfonce peu à peu sous les pieds de l'équipage. Tout en tirant sans cesse, il faut préparer et réparer, par des moyens de fortune, le canot du bord disloqué par les éclats d'obus.
Source : Gallica

A la gloire des marins sablais et chaumois…

Au gré des courants, flotte le radedu qui s'éloigne du lieu fatal. Le navire penche de plus en plus ; sa dernière heure de vie s'écoule et, sous un rayon de lune, les naufragés angoissés assistent à son agonie. Dans leur détresse, ils s'oublient : le transport et son capitaine, unis dans la mort, disparaissent à jamais !
On n'est pas trop loin des côtes. 15 milles au moins, tout de même. Quand donc poindra le jour !. Les hommes ont maintenant de l'eau jusqu'à la ceinture.
Source : Gallica

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