Constant Prévost

Constant Prévost

Résumé

Portrait de Constant Prévost Constant Prévost Revue des Deux Mondes

Nous nous étions dirigés vers le seul point où de la surface de l’île on peut descendre par une pente douce vers la mer.
Les vagues roulaient sur elles-mêmes, en s’élevant à douze et quinze pieds, lorsqu’elles frappaient le rivage. À trente pieds sur notre gauche, ces vagues semblaient s’élancer en vapeur dans l’atmosphère ; à une pareille distance à droite, la mer semblait briser sur un banc qui se serait étendu à plus d’un mille au large.
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Portrait de Constant Prévost Constant Prévost Revue des Deux Mondes

C’est surtout du côté sud que les vapeurs sont le plus abondantes, et, comme je l’ai déjà dit, elles sortent de la plage et de la mer elle-même, en dehors du cratère. Aussi n’est-ce pas sans peine que nous parvînmes à faire le tour de l’île, en passant à travers cette étuve de vapeurs brûlantes et parfois suffocantes, l’odeur sulfureuse n’était pas toujours sensible lorsque nous étions au centre de la colonne de vapeur. Dans un espace qui peut avoir cinquante à soixante pieds de long, le sable noir de la plage est véritablement brûlant.
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Portrait de Constant Prévost Constant Prévost Revue des Deux Mondes

Quant à la coupure à pic des falaises, il est facile de voir qu’elle est l’effet postérieur des éboulemens causés, soit par des secousses imprimées au sol, soit plus probablement par l’action des flots, qui, entraînant les matières meubles, accessibles à cette action, ont successivement ruiné les bords. Ceux-ci, se trouvant en surplomb, sont tombés ; tous les jours ils se dégradent, et c’est déjà aux dépens des éboulemens qu’il s’est formé autour de l’île une plage, sorte de bourrelet de quinze à vingt pieds de largeur, qui se termine brusquement en pente dans la mer.
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