Résumé

Portrait de Octave Béliard Octave Béliard Les Merveilles de l’île mystérieuse

C’est à peine si nous savons, en Europe, nous servir de cette énergie qui ne coûte rien, l’énergie du vent pour nos moulins, celle des chutes d’eaux de nos montagnes. Nous préférons en créer à grands frais, principalement par la combustion de la houille qui, dans l’île d’Outre, était inconnue. Il avait bien fallu aux exilés trouver des sources d’énergie active qu’ils n’eussent pas la peine de transformer. Le vent, la foudre, la pluie, l’océan, le feu même du volcan qui dominait l’île de son cratère géant, étaient devenus leurs auxiliaires habituels.
Source : Wikisource

Portrait de Octave Béliard Octave Béliard Les Merveilles de l’île mystérieuse

Le fleuve de lave balayait la ville d’une langue ensanglantée, ensevelissant les hommes. La terre était constamment agitée de hoquets. Il s’y ouvrait, çà et là, des crevasses par où les vents emprisonnés s’échappaient avec un sifflement angoissant. Ailleurs, les gaz ayant formé, dans le sous-sol, des mélanges détonants, on entendait des craquements sourds, des bruits d’explosions. L’antre des vents, ouvert par mille fissures, répandait les tempêtes ; la mer bondissait, écumait, se tordait sous l’aiguillon du cyclone...
Source : Wikisource

Portrait de Octave Béliard Octave Béliard Les Merveilles de l’île mystérieuse

Nous sommes les maîtres de la Nature. Cette île, nous l’avons choisie à dessein sur le chemin des grands cataclysmes, et nous captons les ouragans comme les oiseleurs capturent les colombes, pour utiliser dans nos maisons, dans nos ateliers, la force de l’air. Vous avez très judicieusement remarqué qu’une aspiration soudaine changea cette nuit la direction du cyclone. C’était nous qui emmagasinions notre récolte de vent dans les caves profondes de notre sol. Le vent, c’est de l’air comprimé qui ne nous coûte rien, et que nous utilisons.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature