Résumé

F. Fouqué Une Pompéi antéhistorique en Grèce

À l’époque la plus reculée dont les traditions historiques fassent mention, nous trouvons l’homme déjà parvenu à un certain développement intellectuel et moral ; mais, avant d’en venir là, il avait traversé durant de longs siècles une série d’états intermédiaires entre l’animalité pure et le premier degré de la civilisation. L’histoire étant muette sur cette période, dont nous ne pouvons, même approximativement, calculer la durée immense, c’est à la géologie qu’il appartient de nous en découvrir les principaux secrets.
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F. Fouqué Une Pompéi antéhistorique en Grèce

Ils se présentent sous la forme de falaises verticales dont la hauteur en certains points atteint 400 mètres, et que des rampes étroites construites à grands frais permettent seules d’escalader. Des bancs de lave horizontaux d’un noir foncé, des couches de scories rougeâtres, des nappes de cendres d’un gris violacé, sont inégalement distribués dans la composition de ces murailles à pic. Une bande de pierre ponce d’une blancheur éclatante recouvre le tout, et ne fait que rendre plus étrange le lugubre assemblage des couleurs foncées qui s’étalent au-dessous.
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F. Fouqué Une Pompéi antéhistorique en Grèce

Elles s’inclinent en pentes douces et sont revêtues d’un manteau uniforme de tuf ponceux qui en certaines parties n’a pas moins de 30 et 40 mètres d’épaisseur. Des villages populeux apparaissent çà et là, et, tout autour des habitations, des vignes tressées en corbeilles revêtent le terrain d’une riche verdure. Il n’y a là pourtant d’autre terre végétale qu’une pierre ponce friable, dont les fragmens légers sont déplacés par le moindre vent, et transportés en tourbillons à de grandes distances par les ouragans des équinoxes.
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