Résumé

E. Beulé Le Drame du Vésuve. — II. — Les témoins et les victimes

Il est évident que le jeune Pline a été trompé par des phénomènes d’optique tout à fait nouveaux et pour sa vue et pour le raisonnement, qui complète ou redresse instantanément chez l’homme les perceptions de la vue. Ce feu dont il parle est au sommet du Vésuve, et ne lui paraît proche que par sa grandeur et sa rapidité à se développer sur une vaste étendue ; c’est l’effet de la fantasmagorie qui fait paraître un objet lumineux plus rapproché de nous à mesure qu’il est agrandi par un verre grossissant.
Source : Wikisource

E. Beulé Le Drame du Vésuve. — II. — Les témoins et les victimes

Ah ! si depuis un siècle les prédécesseurs de M. Fiorelli avaient moulé ainsi tous les cadavres qui se présentaient dans des conditions favorables, s’ils avaient sondé les cavités et les avaient remplies de plâtre avant de les détruire, on aurait un musée anthropologique qui révélerait tout ce qu’on souhaite de savoir sur la race, la beauté, le costume, le sort des habitans de Pompéi. Les circonstances qui ont causé ou accompagné leur mort étant rapprochées, on pourrait reconstituer l’histoire de ce désastre qui a étonné le monde.
Source : Wikisource

E. Beulé Le Drame du Vésuve. — II. — Les témoins et les victimes

On peut s’assurer par la relation des fouilles qu’ils n’ont été victimes ni de la chute d’une construction renversée sur la voie par le tremblement de terre, ni de la chute d’un projectile incandescent lancé par le volcan. Un ennemi invisible les a frappés au passage ; cet ennemi, c’est la mofeta, c’est-à-dire un des gaz qui flottaient en nappes peu épaisses sur le sol, mais qui redoublaient d’épaisseur dans les rues étroites, dans les parties basses de la ville et dans les vallées.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature