M. Marc-Monnier

Résumé

M. Marc-Monnier Le Tour du monde

À deux pas de nous, un ruisseau de lave descend dans le gouffre, et ce gouffre, ouvert depuis la veille, est une vraie mer qui se perd à l’horizon dans des nuages de fumée : une mer liquide qui tourbillonne et mugit, brisant contre des écueils amoncelés ses vagues de flamme, entre-choquant ses flots qui jaillissent brisés dans l’air et qui retombent, écume de feu, sur de hauts rochers qu’ils allument. — Et en même temps, sur nos têtes, le grand cratère vomit du fer, du soufre, des flocons de lave, des boulets rouges, des bombes qui pèsent trois quintaux.
Source : Wikisource

M. Marc-Monnier Le Tour du monde

Durant cette nuit solitaire, autour de cet homme de bien, abri vivant d’un mort, le Vésuve a vomi de quoi bombarder une ville. Patient et immobile, l’héroïque ami n’en est pas moins resté là, ne pouvant crier, car sa voix était étouffée par le tonnerre, et affrontant mille morts pour sauver un cadavre, avec une obstination de dévouement qui n’était certes pas l’ivresse du feu. Quand on peut citer de pareils traits, on n’en conclut certes pas que l’homme soit un Dieu, mais on se console un peu de n’être qu’un homme.
Source : Wikisource

M. Marc-Monnier Le Tour du monde

Les autres monuments ne sont pas beaucoup plus riches en renseignements sur l’architecture antique. Ils nous apprennent que les matériaux employés étaient surtout la lave, le tuf, les briques excellement préparées, ayant plus de surface et moins d’épaisseur que les nôtres, le pipérin, la pierre de Sarno, que le temps rend très-dure, quelquefois le travertin, même le marbre dans les ornements ; enfin le mortier romain, d’une solidité célèbre, moins parfait cependant à Pompéi qu’à Rome, enfin le stuc dont la croûte unie et polie revêt la ville entière, comme d’un manteau bariolé.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature