Charles de Brosses,
Lettres familières écrites d’Italie à quelques amis en 1739 et 1740
“ Je me refis aussi avec un fond de bouteille et un petit flacon d’eau-de-vie qui me sauvèrent à coup sûr d’une pleurésie, baigné comme j’étois de sueur et percé d’un froid si violent. Là-dessus je pris congé du Vésuve, avec promesse solennelle de ne lui faire de ma vie de seconde visite, et je vins à Portici, maison de campagne du roi, dont je ne vous parlerai pas. Elle n’a rien qu’un fermier-général y voulût conserver, s’il l’achetoit. Le village de Portici est joli ; il a des jardins agréables et plusieurs maisons de campagne, dont quelques-unes valent mieux que celle du roi. ”
