Della Porta

Définition et enjeux

Daniel Bernard,  Un drame à Naples (1881)

“ L'obscurité croissait de minute en minute, et, dans les premières brumes de la nuit, Della Porta voyait passer des ombres qui s'évanouissaient, poursuivies par une meute invisible ; lui-même se demandait s'il ne serait pas pris pour un gibier.
Sa position au milieu des belligérants n'avait rien de séduisant ; le plus sûr parti à prendre n'était-il pas de rester tranquille au lieu de courir au-devant du péril ? Une erreur est si vite commise dans les ténèbres ; et puis, qui s'aviserait, sous cette veste bariolée, sous ce chapeau extravagant, d'aller chercher un homme du monde ?
”
Source : Gallica

Daniel Bernard,  Un drame à Naples (1881)

“ Tu me fais regretter Cipriano la Galla, un artiste !... Il serait déjà au haut de cet arbre, et il y aurait choisi une branche pour y accrocher sa corde... Tu ne fais rien.
– Pardon ! dit Della Porta, je combine mes plans.
Quels plans ? Della Porta n'en savait rien au juste ; mais assurément il ruminait quelque chose, il attendait n'importe quoi, un sauveur tombant du ciel, un chevalier sur l'aile d'un hippogriffe, un événement formidable, la fin du monde, peut-être ! Jamais l'espérance n'abandonne complètement le coeur de l'homme
”
Source : Gallica

Daniel Bernard,  Un drame à Naples (1881)

“ On comprendra donc que ses rêves
furent désordonnés, pénibles et traversés par toutes sortes de funèbres cauchemars. Vingt fois, il se dressa sur son lit, pour prêter l'oreille aux bruits venus du dehors ; on n'entendait que le fracas lointain de la mer contre les falaises de Sorrente, la plainte d'un oiseau nocturne ou l'aboiement d'un chien dans les fermes.
Comme le jour allait poindre, Della Porta subit une dernière épreuve plus pénible que celles qui l'avaient agité jusque-là.
”
Source : Gallica

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