Résumé

Delly Entre Deux Ames

La tête charmante s'inclina sur l'épaule de M. de Ghiliac et Valderez murmura: "Je vous aime, mon Elie."
Ils demeurèrent longtemps ainsi, dans l'enivrement de leur bonheur. Les grandes joies sont profondes et silencieuses. Et les baisers d'Elie avaient plus d'éloquence que des paroles, en ces premiers instants où ils sentaient enfin leurs coeurs battre à l'unisson.
— Voici seulement quelques jours que vous me laissez lire un peu dans ces chers yeux-là, murmura enfin Elie. Avant, j'ignorais si j'avais enfin le bonheur d'avoir conquis votre affection.
Source : Gutenberg

Delly Entre Deux Ames

Tu dis des choses impossibles, Chrétienne! s'écria vivement Marthe. Nous nous marierons, nous serons très heureuses, et toi tu en seras pour tes fâcheuses prédictions. Crois-tu que notre Valderez n'est pas assez belle pour être épousée par un prince?
Chrétienne posa son couteau sur ses genoux, elle croisa les mains et leva vers Valderez ses yeux ternis par l'âge.
— Ma fille, si jamais un homme t'épousait pour ta beauté seulement, je te plaindrais. Car la beauté s'en va, et alors vient l'abandon. Tu mérites mieux que cela, Valderez, parce que ton âme est plus belle encore que ton visage.
Source : Gutenberg

Delly Entre Deux Ames

Valderez, indifférente, regarda ses parents déployer les soieries, les fourrures, les dentelles, sortir de leurs écrins les deux parures, l'une de diamants, l'autre d'émeraudes...
— Tout cela est absolument sans prix! dit Mme de Noclare d'une voix étouffée par l'admiration. Voyez ce manteau de fourrure! Il est plus que royal. Et ce point d'Alençon!
— Eh! il peut payer tout cela à sa femme, et bien d'autres choses encore! répliqua M. de Noclare d'un ton où la satisfaction orgueilleuse se mêlait à l'envie. Te doutes-tu seulement, Valderez, quelle fortune représente cette corbeille?...
Source : Gutenberg

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