Luigi Gualdo

Résumé

Luigi Gualdo Un mariage excentrique (1879)

Si je dois vivre encore, il faut que je retrouve le bonheur perdu, qu'il n'y ait plus entre nous ce quelque chose que nous ne pouvons nommer, et qui nous sépare. Le veux-tu ? Peux-tu m'aimer encore ?
– Tu le sais bien, répondit-elle enfin doucement. J'ai aussi un seul désir ; c'est de te voir plus heureux, mais je n'osais l'espérer. Et cependant je t'ai bien prouvé que je t'aime. Tu penses toujours au passé ; mais de moi tu sais tout, tu me vois telle que je suis, et tu dois bien comprendre que je veux me dédier à toi.
– Élisa, ce n'est pas comme cela que je voudrais t'entendre parler.
Source : Gallica

Luigi Gualdo Un mariage excentrique (1879)

Il avait su que Giulio Bardi n'avait jamais été marié. Élisa avait-elle été dupe d'un mensonge, ou avait-elle voulu le tromper, lui, Massimo ? Puis, en pensant aux conditions de son propre mariage si exceptionnel, il voyait combien cette idée était absurde. – Mais dès que, par hasard, il avait appris que Bardi n'était pas marié, dès qu'il l'avait vu, et qu'il avait su la visite de M. Orlandi à Élisa, – il avait deviné tout le reste : la sublime fidélité inutile de Bardi, la raison de son arrivée à Florence, le motif, ou à peu près, de l'apparition de l'oncle à la villa del Giglio.
Source : Gallica

Luigi Gualdo Un mariage excentrique (1879)

Si vous saviez combien j'aime réellement mon mari et combien et pourquoi je l'aime, vous ne me parleriez pas comme vous faites.
– C'est faux. Vous ne l'aimez pas, puisque vous m'aimez. Je l'ai vu, je le vois encore. Je ne puis croire à vos paroles. Rien n'est vrai que le tremblement de votre main dans la mienne. Vous êtes une nature sincère et droite, Élisa ; jamais vous n'avez su mentir. Mais je ne vous accuse pas, je vous estime, au contraire, et je vous admire plus que jamais. On comprend tout quand on aime.
Source : Gallica

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