Jules Sandeau

Jules Sandeau

Résumé

Portrait de Jules Sandeau Jules Sandeau La chasse au roman (1849)

Ma fille, s'écria-t-elle d'une voix retentissante, le comte de Pietranera est le dernier des Piglia-Spada. C'est lui qui a tué Giacomo Doria, c'est lui qui a tué Edmund Grenville. Il tuera tous ceux que tu aimeras. S'il ne t'a pas tuée, c'est que chez nous on ne tue pas les femmes ; mais il te tuera dans ton coeur. Défie-toi de ta jeunesse, défie-toi de ta beauté. Tous ceux qu'il attire près de toi sont des victimes dévouées à sa vengeance. Ton amour donne la mort.
Source : Gallica

Portrait de Jules Sandeau Jules Sandeau La chasse au roman (1849)

Le comte était donc jaloux? S'il était jaloux, comment se faisait-il qu'il eût attiré, qu'il attirât encore Valentin dans son intimité ? A toutes ces questions notre jeune ami ne savait que répondre. Il se répétait sans cessé les paroles de la comtesse: « Fuyez-moi comme la mort. Allez partout où je ne serai pas. Si vous me suivez, vous êtes perdu. Si vous aimez la vie, vous ne me reverrez jamais. » Et sa raison s'égarait dans les ténèbres.
Ils devaient passer la fin de l'automne à Florence, et ne partir pour Rome que dans les derniers jours de novembre.
Source : Gallica

Portrait de Jules Sandeau Jules Sandeau La chasse au roman (1849)

On comprendra sans peine que ce couple d'amoureux transis, l'un confit en sonnets et l'autre en dévotion, ne dût sourire que médiocrement à l'imagination de notre héros. Valentin se sauva en les chargeant de malédictions.
A Nîmes, les arènes lui donnèrent un avant-goût du Colysée; s'étant avisé de monter à la Tour-Magne, il prit une courbature qui le mit pour huit jours au lit.
A Arles, il s'était vanté, en écrivant à son oncle, de braver impunément les flèches de Phoebus et la cuisine du Midi. La vengeance ne se fit pas attendre. Le lendemain, Phoebus le traita comme un fils de Niobé.
Source : Gallica

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