Résumé

Aline Madelaine Mes Souvenirs ; par Mlle Aline Madelaine… (1863)

« Attendons mon oncle, me dit gaiement Corase, pour savoir si ce sont des larmes de joie ou de douleur que tu dois verser.
— C'est au moins de joie, puisque le pauvre garçon est encore de ce monde.
Je lus donc âmes amis attentifs ce qui suit;
« Père bien-aimé,
» C'est la seconde fois que ce voyageur qui va pour ses affaires en Italie, consent à porter mes lettres au comte Ursini ; cette fois je pourrai la faire aussi confidentielle que je voudrai, ne craignant plus de compromettre personne.
» Pauvre oncle ! tu es donc dans ce triste réduit par la grâce de Dieu et de ton excellent coeur !
Source : Gallica

Aline Madelaine Mes Souvenirs ; par Mlle Aline Madelaine… (1863)

Je m'attristais parfois de ma réclusion, toute volontaire qu'elle fût ; Corase me soutenait par son jeune et énergique courage, en me disant souvent :
« Bon oncle, mettons notre confiance en Dieu ; quand il jugera à propos d'ouvrir ma prison, oh! que je lui rendrai d'actions de grâces ! Mais je lui en offre également de t'avoir près de moi ; il a fallu ce temps d'adversité pour connaître la bonté de ton coeur. En vérité, jamais je ne t'ai apprécié comme je le fais à présent. »
Ses yeux, en disant ces bonnes paroles, se remplissaient de larmes, et, moi, je me sentais payé au centuple.
Source : Gallica

Aline Madelaine Mes Souvenirs ; par Mlle Aline Madelaine… (1863)

Sainte-Adresse, dans une muette douleur, regardait cet ami qu'il ne devait plus revoir, comme s'il eût voulu graver ses traits dans son coeur, puis il se jeta à son cou, et, d'une voix pleine de larmes, il lui dit : « 0 cher ! le plus cher de mes amis, ne m'oublie jamais; si, sur cette terre, la force des choses nous sépare!, vivons saintement, de manière à nous retrouver dans le ciel, où ma mère nous attend ! »
Source : Gallica

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