Résumé

Émile Ollivier La comtesse de Chambrun, ses poésies… (1893)

C'est votre coeur qui parlait, répondait la comtesse, mais vous nous connaissez assez pour augurer que pour rien nous ne déserterions. Nous nous faisons un devoir de rester à notre poste et de donner l'exemple de la confiance, car si nous nous sauvions aujourd'hui, Nice serait à jamais perdue. Quoi qu'il en soit, il y a des moments où je nous trouve un peu bien sublimes de bâtir à la belle étoile des temples de marbre inébranlables pour l'éternité, et d'habiter une bicoque de carton qui craque sur toutes les coutures et doit nous tomber sur la tète au prochain ébranlement.
Source : Gallica

Émile Ollivier La comtesse de Chambrun, ses poésies… (1893)

Vous avez le culte du beau : Dans l'angoisse et dans la tourmente, Qu'il vous tienne le coeur en haut, L'esprit sain et l'âme vaillante.
C'est un Dieu sévère et jaloux, Soyez-en le prêtre fidèle, Vers ses temples envolez-vous, Ne reployez jamais votre aile.
Qu'il se nomme Phidias, Mozart, Shakspeare, Platon, Bach ou Dante, C'est lui, c'est l'idéal, c'est l'art : Je le salue et je le chante.
Source : Gallica

Émile Ollivier La comtesse de Chambrun, ses poésies… (1893)

Sur un petit tombeau de marbre blanc étaient gravés ces mots que le comte avait adressés à sa femme avec un sentiment digne des Fioretti : « Sur la petite soeur qui nous a aimés, répandez en mon nom des feuillages et des fleurs. »
On ne pouvait laisser dans l'ombre ces détails, si modestes qu'ils puissent paraître. Si on venait à les omettre, il manquerait un trait essentiel au portrait de la comtesse.
Cette exquise douceur qui pour les humbles allait presque jusqu'à la faiblesse, n'empêchait pas l'énergie, du caractère de subsister et de s'affirmer en cas de péril.
Source : Gallica

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