Sophie Pannier

Résumé

Sophie Pannier Le Fils de ses oeuvres. Tome 2 (1844)

Pardon, mon Dieu, pardon poursuivit-elle, c'est vous outrager que douter de sa guérison. Quand vous prêtez des anges à la terre, ce n'est pas pour vous reporter des larmes amères, mais pour répandre des trésors de consolation ; vous m'avez donné Léonie pour me sortir du découragement... vous me la conserverez pour me sauver du désespoir...
Ici la voix d'Emma s'éteignit dans les pleurs, et trop ému lui-même par cette scène pour avoir pu l'interrompre, le comte de Charmançay s'écria d'une voix brisée :
— Prenez mes tristes jours, Seigneur, mais rendez Léonie à sa pauvre mère.
Source : Gallica

Sophie Pannier Le Fils de ses oeuvres. Tome 2 (1844)

Livrez-vous donc, mon cher Réné, aux mouvements de votre coeur, et recevez, avec les caresses de votre mère, la bénédiction de son époux.
— Mon fils!... ma mère! s'écrièrent la comtesse et Réné en tombant dans les bras l'un de l'autre et bientôt aux genoux du comte, dont ils couvraient la main de leurs larmes et de leurs baisers, tandis que, pareille à la fille de Naïm au moment où elle sentait s'écarter de ses yeux les voiles de la mort, Léonie s'écriait avec ravissement :
—Eh! quoi, Réné serait mon frère !
— Le plus dévoué, le plus tendre des frères, s'écria la comtesse avec transport.
Source : Gallica

Sophie Pannier Le Fils de ses oeuvres. Tome 2 (1844)

Hélas! ce n'était pas seulement les soirées de Réné, c'était son repos, son bonheur qu'Arthur lui enlevait ; forcé de discuter au lieu de causer et d'irriter souvent, par la seule force de ses arguments, celui dont il aurait voulu se concilier l'amitié ; il comprenait bien, le pauvre jeune homme dont la vie s'était concentrée toute entière dans l'amour filial, que la malveillance d'Arthur finirait par lui interdire l'hôtel de Charmançay, et, de son côté, Léonie sentait, sans pouvoir se l'expliquer, que son frère blâmait , l'affection et les égards qu'elle avait pour Réné.
Source : Gallica

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