Johann Karl August Musäus

Johann Karl August Musäus

Résumé

Portrait de Johann Karl August Musäus Johann Karl August Musäus Contes populaires de l'Allemagne… (1846)

Reçois cet aveu de ma bouche ; mais laisse ce voile couvrir ma rougeur et mes larmes.
– Pourquoi pleurer, ô ma bien-aimée ? lui répondit le gnome avec
émotion ; chacune de tes larmes tombe sur mon coeur comme une goutte brùlante de naphte ; je demande de l'amour pour de l'amour et ne veux pas de sacrifice.
– Ah ! répliqua Emma, pourquoi interprètes-tu mal mes larmes ? mon coeur récompense ta tendresse ; mais un cruel pressentiment me déchire l'âme. Une épouse n'a pas toujours les charmes d'une amante ; tu ne vieillis jamais, toi ; mais la beauté terrestre est une fleur qui se fane bientôt.
Source : Gallica

Portrait de Johann Karl August Musäus Johann Karl August Musäus Contes populaires de l'Allemagne… (1846)

Il se glissa dans le couvent du moine, y déroba dans le vestiaire un habit de l'ordre, ressortit, et, sous les traits de frère Graurock, se présenta à la prison, que le geôlier lui ouvrit avec déférence.
« Le salut de ton âme, dit-il au prisonnier, me ramène ici, quoique je ne fasse que de te quitter. Dis-moi, mon fils, ce que tu as encore sur le coeur
et la conscience, que je puisse te consoler. – Mon digne père, répondit Bénédict, ma conscience ne me tourmente pas ; mais votre purgatoire me martyrise et me ronge le coeur, comme si j'étais déjà sous les fourches des démons. »
Source : Gallica

Portrait de Johann Karl August Musäus Johann Karl August Musäus Contes populaires de l'Allemagne… (1846)

Hélas ! répondit Jean, Votre Grâce peut le voir, il y a là un homme sans tête.
– Imbécile, reprit la comtesse, qu'est-ce que tu viens me chanter ! Et quand même ce serait, continua-t-elle en riant aux éclats, ce n'est pas là une rareté, il y en a assez à Breslau et ailleurs. » Cependant, cette fois, les jeunes personnes ne partageaient pas l'incrédulité philosophique de leur digne mère ; leur coeur était glacé d'effroi ; elles se rapprochèrent en tremblant de la comtesse et s'écrièrent en gémissant :
« Ah ! c'est Rubezahl, c'est le moine de la montagne ! »
Source : Gallica

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