Johann Karl August Musäus,
Contes populaires de Musaeus
(1900)
“ Rubezahl n'était pas toujours d'humeur à faire si généreusement réparation à ceux auxquels ses mauvais tours avaient causé quelque dommage : d'habitude il faisait le mal pour le seul plaisir de nuire, et il s'inquiétait fort peu de savoir si ses malices s'adressaient à un coquin ou à un brave homme. Souvent il se joignait à quelque voyageur solitaire sous prétexte de faire route avec lui, l'égarait sans qu'il s'en méfiât, puis le plantait là, tout d'un coup, au bord d'un précipice, ou au milieu d'un marais, et disparaissait avec un éclat de rire moqueur. ”
