“ Seulement, dans leur vie hypocrite, une tare imperceptible, une toute petite tare est dissimulée, et alors nous considérons leur raison apparente comme un masque qu’ils prennent, comme un piège qu’ils nous tendent pour dissimuler leur folie. ”
Tare
Définition et enjeux
La tare désigne la masse à soustraire d'un objet afin d'obtenir sa charge utile, notamment dans les transports ou les mesures commerciales. Ce concept, issu de l'arabe ṭarḥ (« rejet »), a inspiré des auteurs comme Léon Daudet, qui l'utilise métaphoriquement pour évoquer des failles humaines, ou Simone Weil, qui l'associe à des critiques religieuses.
Dans les domaines techniques, elle sert de base aux calculs de poids net et brut, tandis que les textes juridiques et douaniers en font un élément fondamental. Son usage interdisciplinaire relie la physique, la littérature et les réglementations économiques.
Citations sur la tare
Léon Daudet,
Souvenirs des milieux littéraires…
“ Ils étaient nés avec la pire tare, qui tenait de leur créateur littéraire : le manque de joie. Ternes et gris dans la douleur, ils restent ternes et gris dans leurs rêves. Ils refusent tout le temps le sourire féminin, l’héroïsme, le goût du pain, le parfum des fleurs et le chant des oiseaux. ”
A. Delandre, Traité pratique des douanes. Tome 1 (1903)
“ Poids net réel. Le poids net réel ou poids effectif est le poids de la marchandise séparée de tous ses emballages extérieurs et intérieurs, y compris les objets servant à l'intérieur des colis (1) au pliage, à la séparation ou à l'arrangement des marchandises . Le poids net effectif ou réel s'établit par la vérification des agents des Douanes, mais alors seulement qu'il a été énoncé dans la déclaration primitixe. Autrement, le net est calculé d'après la tare légale (L. du 27 mars 1817, art. 7) V. n° 200. ”
Simone Weil,
La Pesanteur et la Grâce
(1947)
“ On en donne les tares comme preuve de l’insuffisance des religions auxquelles elles sont suspendues. Pourtant, dans l’Europe, au cours des vingt derniers siècles d’histoire, on trouverait sans peine des tares au moins équivalentes. ”
Pierre-Marc-Gaston de Lévis,
Les Voyages de Kang-Hi
“ Le Tartare, l’Européen, l’Américain voient avec une égale admiration les belles teintes de l’arc-en-ciel. Et pourquoi ce qui fait l’ornement des jardins, des forêts, du firmament, ne pourroit-il parer nos habitations ? ”
La connaissance générale du cheval… (1883)
“ Mais, va-t-on nous dire, quel est le moyen de distinguer les tares dangereuses d'avec celles qui ne le sont pas? C'est précisément sur ce point difficile que nous appelons l'attention des hommes pratiques ”
Lorédan Larchey,
Dictionnaire historique d’argot…
“ TARRE (à la) : Voler les mouchoirs de poche. (A. Pierre.) — Tarre est ici pour tire qu’on aura trouvé trop connu. V. Tire, p. 343. TARTARE : Apprenti tailleur. (Delvau.) TARTE, TARTELETTE : Faux. (Michel.) TARTIR : Aller à la selle. (Id.) — Pour tartiner. TAS : Personne sans énergie. (Rigaud.) — Mot à mot : qui se tasse, qui s’affaisse. ”
Maurice Privat, La loi des étoiles : philosophie de l'astrologie… (1936)
“ Les tares physiques, étant diminuées ou amendées, les tares morales seront de même combattues. L'occupation idéale pourra être pronostiquée comme les pays en résonance. Au lieu d'être livré à soi-même, on sera protégé, de droite et de gauche, pourvu d'un guide tutélaire. ”
Tristan Corbière,
Les Amours jaunes
“ A grands coups d'avirons de douze pieds, tu rames En vers ... et contre tout—Hommes, auvergnats, femmes.— Tu n'as pas vu l'endroit et tu cherches l'envers. Jeune renard en chasse.... Ils sont trop verts—tes vers. C'est le vers solitaire.—On le purge.—Ces Dames Sont le remède. Après tu feras de tes nerfs Des cordes-à-boyau; quand, guitares sans âmes, Les vers te reviendront déchantés et soufferts. Hystérique à rebours, ta Muse est trop superbe, Petit cochon de lait, qui n'as goûté qu'en herbe, L'acre saveur du fruit encore défendu. Plus tard, tu colleras sur papier tes pensées, Fleurs d'herboriste, mais, autrefois ramassées.... ”
Gabriel Tarde, Contes et poèmes (1879)
“ Je parlais aux flots cependant Moi-même, aux deux, aux monts, aux plus beaux auditoires. En mon désert peuplé d'amitiés illusoires, Qui n'avais-je pour confident? Des mondes parsemant les hauteurs lumineuses Aux roses embaumant les ronces épineuses, Qui n'ai-je interpellé, solitaire et bavard? Qui n'eut sa part de moi, sa part d'âme empruntée, Rendue avec usure en douleur enchantée? Ah ! vraiment, vous aussi je vous dois un regard , Vous qui me demeurez quand s'écoulent mes ondes, Ou roulez lentement ainsi que font ces mondes Moins purs et moins nombreux que vous ! ”
Mary Eliza Rogers, La Vie domestique en Palestine… (1865)
“ Des femmes et des enfants, d'un aspect riant, des hommes à l'air sombre avançaient la têle et s'efforçaient de voir à travers les ténèbres, quels étaient les étrangers qui passaient à cheval devant leur porte et troublaient le silence du soir. ”
Émile Trolliet, La route fraternelle (1900)
“ Et toi, mon âme, et toi, suis ta soeur envolée Dont le départ te rend les clefs de ta prison, Et rejoins-la, fuyant le terrestre horizon, Par le plus court chemin, et par Elle appelée... Te voilà, désormais, du bagage charnel Libérée, et du coup un peu plus près du ciel; La saison est venue où tu dois être sage. Tu vois enfin que tout a pour terme la mort, Qu'il faut aller très pure au périlleux passage, Et sur ta nef pieuse entrer légère au port. ”
Pierre de Saint-Cloud, Le Roman du Renart - D. M. Méon - 1826
“ Tret, trez : partie, du verbe trere. V. Traire.Treu : trou.Tréu : tribut, subside, impôt.Triege : terrain, place.Tristram : Tristan, héros d’un roman de ce nom.Trive : trève.Trobat (nos) : nous trouvons.Tropé : troupeau.Troton : le trot, allure de cheval.Truble : sorte de filet pour la pêche.Trueve : il trouve ; truisse, qu’il trouve ; truisson, nous trouvions.Trusque : jusque.Trut : tour, finesse ; mais il paroît être ici une exclamation.Tueil : tuyau, canal ; je crois qu’il signifie ici un champ de froment, de tuella, dans la basse latinité. ”
Gabriel Tarde, Contes et poèmes (1879)
“ Le soleil pleinement répandait sa lumière, Et dans mon cœur entrait cette ivresse première Comme un torrent d'eau vierge en un lac des sommets. J'avais les yeux fixés sur celle que j'aimais, Fille d'un roi vaincu, captive suppliante Naguère, et maintenant épouse souriante, Grâce au philtre inconnu dont elle me troubla, Barbare invulnérable, indompté jusque-là ! J'oubliais, à la voir, la patrie éclipsée ; Son image vivante obsédait ma pensée Où je retrouve encor ce mourant souvenir Qu'un reste de pitié me force à retenir. ”
Gabriel Tarde, Contes et poèmes (1879)
“ Pourtant, l'effroi qui l'agite Ne remplit pas tout son cœur ; Son ferme cœur bat trop vite Pour ne battre que de peur ! Enfin, à la douce rive, A l'humble maison de bois Qui vaut les palais des rois, Tout palpitant, il arrive. Près de lui tremble un roseau Et bat de l'aile un oiseau Qui sur l'eau dormante couve ; Plus loin, bruit le flot clair. Est-ce aux portes de l'enfer Ou de l'Eden, qu'il se trouve ? Sous le chaume, où librement Pénètre avec lui la lune, Il entre, il voit vaguement Une chevelure brune, Un front calme, un cou charmant. Il doute de l'affreux rêve, De lui-même épouvanté. ”
Alexis Ponson du Terrail, Au village, notes d'amour (1888)
“ Avant de la quitter je pris de ses cheveux, De ses cheveux épars, jalousés de plus d'une, Tant leur nuit rehaussait le clair rayon de lune De son front, de sa joue, et même de ses yeux. Sachant trop que de riens mon coeur fait sa fortune. ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Et, le temps de crier, que déjà les seize cornes s’étaient développées et, quatre par quatre, étaient allées se prendre au mur, solidement. À cette vue, et aux cris perçants qu’elle se mit à lancer, de concert avec ses suivantes, son père accourut, en haletant, et demanda : « Qu’y a-t-il ? » Et les suivantes lui répondirent : « Ô notre maître, nous levions les yeux quand nous vîmes tout à coup ces seize cornes sortir de la tête de notre maîtresse, et aller se fixer quatre par quatre au mur, telles que tu les vois. » ”
Paul Collin, Trente poésies russes
“ Sur le seuil du logis, du côté de la route, Inquiète, plongeant au lointain mon regard, L’âme pleine à la fois d’espérance et de doute, En attendant qu’il vint conduire à l’abreuvoir Son cheval fatigué... Si j’avais pu prévoir !... ”
Alphonse de Lamartine,
Voyage en Orient
“ Je vois seulement de temps en temps la tête d’un joli enfant qui se colle aux ouvertures du treillis enlacé de fleurs grimpantes, pour regarder la mer, et le bras blanc d’une femme qui entr’ouvre ou referme une persienne. ”
Paulin Paris,
Les Romans de la Table ronde
“ Elle a bientôt croisé l’écuyer, qui la conduit devant le corps de son cher époux. Quelle douleur ! Elle se jette sur lui, déchire ses habits, frappe son beau corps, égratigne son visage ; la montagne, la vallée, le lac voisin, tout retentit de ses gémissements et de ses cris. ”
Georges Rodenbach,
La Jeunesse blanche
“ Par de jumelles sonneries : Clochettes comme au cou des chèvres, Cloche comme au cou d’un taureau, Tout le tintement d’un troupeau, Qui s’éloigne, qui se rapproche, Et, dans l’air assombri, s’achève comme un rêve... ”
Jérôme et Jean Tharaud, Revue des Deux Mondes
“ Voici l’espace que je vous ai donné. Pas une herbe ne poussera hors des quatre carrés au-dessous des allées brillantes, réservées aux zelliges qui sont vos sœurs d’émail ; mais là où vous êtes chez vous, croissez à votre fantaisie : je vous abandonne à Dieu... ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Et, comme la veille, je levai ma tête et la baissai, et tournai mon cou et le retournai, et pirouettai sur moi-même et m’immobilisai, et regardai à ma droite et à ma gauche, mais sans réussir à trouver trace de l’expéditeur de cette charmante bienvenue. Et je me demandai : « Dors-tu ou ne dors-tu pas ? » ”
Tristan Corbière,
Les Amours jaunes
“ Vous êtes des terriens, en un mot, des troupiers : — De la terre de pipe et de la sueur de pieds ! — Eux sont les vieux-de-cale et les frères-la-côte, Gens au cœur sur la main, et toujours la main haute ; Des natures en barre ! — Et capables de tout... ”
Germain Nouveau,
Valentines et autres vers
“ Pour gravir la colline, Battez, battez, tambour. Sa caresse est énorme Comme l’éclat du jour : Pour les rangs que l’on forme, Battez, battez, tambour ! Sa caresse vous touche Comme l’onde et le feu ”
Jules Le Teurtrois, Au pays des belles Béarnaises (1894)
“ Que je revois passer sous le voile de lin ?. Un flot de sang amer fige dans ma poitrine. Est-ce vous qui passez, dolente pèlerine, Comme une vive étoile aux rougeurs du matin? Est-ce vous qui passez sous la robe de serge, Avec un chapelet de cuivre et d'ossements, Cachant vos petits pieds dans des souliers d'auberge ? Est-ce vous qui passez ? mon amante, « ma vierge ! » Mais qui mourrez, un soir, sans avoir eu d'amants ? ”
Jules Le Teurtrois, Au pays des belles Béarnaises (1894)
“ Et je vis devant moi des plaines labourées Où le soleil jetait des poussières dorées, Où l'herbe tressaillait comme des seins cachés, A l'heure où les baisers tendrement arrachés Se heurtent dans le vent, tels que de doux coups d'ailes, Quand la parole meurt sous les serments fidèles. ”
Albert Samain,
Œuvres de Albert Samain
“ Et son corps se balance au rythme des calices. L’étendard bleu frissonne au vent sur les tourelles; Or le doux mal qui chante au cœur des tourterelles En son cœur berce un rêve ineffable à saisir. ”
Henry Bataille,
Théâtre complet
“ Encore un peu de temps, un jour, un jour ou deux, et vous devancerez la main qui va vers vous... (Au-dessus de la table les mains se tendent. L’Ombre donne une chiquenaude sur le bouquet de fleurs. Des fleurs s’effeuillent sur leurs mains. Et le silence a une palpitation, comme un cœur.) ”
George Sand,
Correspondance 1812-1876
“ Une traîne est un petit chemin encaissé et ombragé. C’est comme qui dirait un sentier. Mais notre dialecte du Berry, qui n’est qu’un vieux français, distingue le sentier du piéton et celui où peut passer une charrette. ”
Sully Prudhomme,
Œuvres de Sully Prudhomme/Poésies 1865-1866
“ Mais j’essuie aussitôt les pleurs que j’ai fait naître, Implorant ma grâce à mon tour. Tu t’assiéras, l’été, bien loin, dans la campagne, En robe claire, au bord de l’eau. Qu’il est bon d’emporter sa nouvelle compagne Tout seul dans un pays nouveau ! ”
Louis Gillet,
Histoire artistique des ordres mendiants
“ Tarie, glacée depuis des siècles, la source sacrée, la source des larmes, commence à palpiter. Le genre humain blessé, ravi, se souvient qu’il avait un cœur. De toutes parts, on devine qu’une nouvelle ère s’inaugure. ”
Robert de Traz,
Dépaysements
(1923)
“ Très vite, à regarder la foule, animée, bavarde, on est frappé par ces visages sombres ou blancs, par ces yeux noirs qui insistent. Pas de teints roses : de la pâleur mate ou du hâle, du feu sous la peau, des traits marqués. ”
Gabriel Tarde, Contes et poèmes (1879)
“ Au milieu de cette horde, Un cri de miséricorde Sort de son cœur foudroyé ; Déployée en cet orage, Sa douleur se fait pitié, Son amour se fait courage. Sur une borne élancé, Devant le flot qui recule, Soudain Roland s'est dressé. Il déclame et gesticule. La malheureuse, à genoux, Levant les bras, sous les coups Incline déjà la tête ; Le sang baigne ses deux seins. Il parle, il prie, il arrête Le glaive des assassins. Sa parole a fait merveilles : (Car toujours par les oreilles L'âne populaire est pris ;) Un bravo se mêle aux cris. ”
“ Et d’un commun accord, sans pourtant se rien dire, Au coude d’un chemin menant droit aux fouillis, Le cœur battant son plein, le visage en sourire, Ils cherchent où s’asseoir dans l’épais des taillis. ”
Rabîndranâth Tagore,
Le cycle du printemps
(1926)
“ CHANDRA. — Mais, Passeur, tu nous as promis de venir avec nous. Si Dada commence à réciter tous ses quatrains, il y aura...LE PASSEUR. — Passez votre chemin. Nous ne voulons pas de votre folie ici. Nous avons eu la chance de rencontrer notre maître. Nous profitons de l’occasion d’entendre de bonnes paroles. Nous vieillissons tous. Nous ne savons pas quand nous mourrons. ”
“ Salut, Ile des Saints ; salut, terre bénie ! Au souffle harmonieux, qui toujours t’inspira, S’éveillera toujours la harpe de Tara ! Dans les pleurs, le front ceint d’une blanche guirlande, Tu seras toujours belle, enthousiaste et grande ! ”
Ovide,
Les Amours/Traduction Séguier
“ Un taureau, calme époux, près la bête paissante Se coucha sur le vert tapis. Or, tandis qu’il rumine et des premières herbes De nouveau s’enfle, ainsi trônant, Le sommeil le saisit, et ses cornes superbes Vers la terre vont s’inclinant. ”
Camille Le Senne,
Rimes tragiques
(1915)
“ Dans les fossés où l'on s'accoude, L'oeil à l'affût et coude à coude, Les copains tiendront jusqu'au bout. Moi seul sur le talus qui fume, Qu'est-ce que j'ai pris pour mon rhume ?... Mais la France est toujours debout! ”
“ Le pied foule un tapis mouvant de feuilles mortes, La nuit lente descend ; on entend s’apaiser Des passants attardés les pas et les murmures ; Les groupes, sur leur socle, au milieu des ramures, Pour conjurer le froid échangent un baiser. ”
Jules Marsan, Autour du romantisme (1937)
“ La terre, te dis-je, est gonflée comme une bulle brillante, de misère et de mensonges, et, fille du néant originel, crève au moindre souffle, Sara, de ceux qui s'en approchent ! Eloignons-nous d'elle, tout à fait ! ”
Adolphe Orain,
De la vie à la mort
“ En longeant le talus d’un pré, il vit au clair de la lune, assis devant lui, un nain avec une grande barbe qui lui descendait jusqu’au bas du ventre, et de grands cheveux qui l’abritaient par derrière. ”
Léon Lorrain, Les fleurs poétiques, simples bluettes
“ Je descendrai sans bruit dans le lit où tu dors !... Mes compagnes iront à travers les montagnes Et suivront en chantant la trace de mes pas ; Mais je n’entendrai plus vos chants, ô mes compagnes ! Je vais avec les morts ; vous ne me verrez pas ! ”
Émile Trolliet, La route fraternelle
“ À Mademoiselle Blaze de Bury. Au riant cap Martin les mornes souveraines Venaient, sœurs de douleur et sœurs de cette mer ; Car ainsi que ces flots elles furent sirènes, Et leur cœur ainsi qu’eux est un abîme amer. ”
Donatien Alphonse François de Sade,
La Marquise de Gange
(1813)
“ Sont les choses du monde les plus simples. Il me semble que ta femme nous expliqua le même soir la cause de sa frayeur : un bruit qui se fait dans le taillis, un cerf qui traverse l’allée, voilà ce qui la fit tomber : j’étais avec elle, je puis certifier les faits. ”
Arthur Conan Doyle,
Les Aventures de Sherlock Holmes
“ Par un curieux hasard vous avez trouvé la tresse coupée. L’homme de la route est sûrement un de ses amis — probablement son fiancé — qui est trompé par la ressemblance et aussi par cette robe de la jeune fille dont on vous a revêtue. ”
“ Les torrens qui pleurent et sanglottent comme des ames malheureuses, les cerfs qui brament d’une voix plaintive et passionnée, la brise qui chante et rit dans les bruyères, les vautours qui crient comme des femmes effrayées ”
Gaston Boissier,
Revue des Deux Mondes
“ Ensevelis dans le sommeil et l’ivresse, les uns sont étendus sur l’herbe, les autres plus mollement couchés sur des tapis entassés ; tous dorment de tout leur cœur. Aussi les deux amis en font-ils aisément un grand carnage. ”
Amable Tastu,
Poésies nouvelles
“ Des mêmes arbres paternels, Ils mêlaient la même prière Autour des genoux maternels : Tout entier du toit solitaire Le groupe joyeux s’exila ! Oh ! malheur d’aimer sur la terre, S’il n’était plus rien au-delà ! ”
