Louis Gillet,
Histoire artistique des ordres mendiants
“ Et s’il y a encore, dans toute l’Italie, un lieu empreint de la vraie grâce franciscaine, c’est bien cette grotte de Greccio, où le saint célébra un si charmant Noël. En faisant de ces sanctuaires, chers entre tous au pèlerin, deux églises brillantes, deux modèles de l’art des Cosmates, resplendissants de marbres et incrustés de mosaïques, Giotto ne donne pas seulement une entorse à la vérité : il change la nature des choses, il tue l’âme de la légende. Ce n’est plus l’esprit chrétien qui parle, c’est le génie de la Renaissance, sa passion de la gloire, son orgueil de la vie [18] . ”
