Raimond Van Marle

Résumé

Raimond Van Marle La peinture romaine au Moyen-âge… (1921)

Ici la Vierge couronnée est assise sur un trône de forme fort simple, plutôt un banc, tenant d'une main un long sceptre surmonté d'une croix. De chaque côté se tient un ange tandis qu'un Pontife s'agenouille à ses pieds. L'esprit et la technique de cette oeuvre sont exempts de tout élément oriental. Les figures ne manquent pas de majesté, mais les attitudes n'ont rien d'hiératique, tous évoluent librement et aucun effort n'est fait pour donner des positions identiques aux deux anges. Les proportions et le dessin des visages correspondent à la conception classique de la beauté.
Source : Gallica

Raimond Van Marle La peinture romaine au Moyen-âge… (1921)

Il n'y a dans l'art du 5e siècle qu'un seul trait bien établi qui annonce une transition du païen au chrétien, c'est l'élément narratif, le désir et le besoin chez l'artiste de représenter un fait bien déterminé, d'une façon compréhensible au public, et même souvent de produire une série d'images afin de rendre un récit complet. C'est cet élément, non pas inconnu mais peu important chez les païens, où l'art servait avant tout à la décoration, qui allait devenir dans l'art chrétien d'une importance primordiale.
Source : Gallica

Raimond Van Marle La peinture romaine au Moyen-âge… (1921)

Là où M. Venturi croit découvrir trois mains différentes je n'en distingue que deux, c'est-à-dire une qui fit les scènes de l'histoire du Sauveur et des légendes des saintes et l'autre qui exécuta le Jugement Dernier, les anges de l'arc triomphal et les saints isolés. C'est surtout ce dernier qui s'était familiarisé avec l'art du grand romain et certaines figures – des têtes surtout – se rapprochent beaucoup de la manière du maître, seulement les ombres, surtout celles des contours y sont trop épais ou trop noires ce qui fait dégénérer la plasticité large de Cavallini en lourdeur.
Source : Gallica

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