Résumé

Raimond Van Marle Recherches sur l'iconographie de Giotto et de Duccio (1920)

Tout ce qui n'a pas une importance primordiale pour la compréhension de son récit est un peu négligé, comme nous le voyons par ses fonds et entourages de l'action qui souvent consistent uniquement en une seule construction ou un accessoire qui figure dans l'épisode que le peintre veut nous faire connaître. C'est pour cela que Giotto éprouvait bien moins que Duccio le besoin de se séparer des types iconographiques traditionnels auxquels il n'ajoute que son admirable réalisme.
Source : Gallica

Raimond Van Marle Recherches sur l'iconographie de Giotto et de Duccio (1920)

Plus commune fut encore en Italie la composition de Giotto ou la Vierge manifeste la tendresse maternelle. Le fait que l'endroit où le Seigneur vit le jour était un abri ouvert de tous côtés est plus occidental que byzantin et nous le trouvons déjà sur les sarcophages et les ivoires de l'antiquité chrétienne 1 ainsi que sur des représentations du haut Moyen-âge 2. Nous voyons déjà le toit appuyé contre le rocher comme dans la fresque de Padoue et sur un panneau de l'école de Cavallini à la Galleria Nazionale à Rome.
Source : Gallica

Raimond Van Marle Recherches sur l'iconographie de Giotto et de Duccio (1920)

Il existe une différence psychologique entre les manières de Giotto et de Duccio de nous montrer cet événement ; le premier fait de l'enseignement de l'Enfant le fait principal de cette scène et Jésus ne remarque pas ses parents qui entrent discrètement de gauche ; le groupe de prêtres qui écoutent est important – surtout dans la fresque de l'élève d'Assise – et remplit tout le premier plan. Duccio, au contraire, nous fait voir la Vierge et St. Joseph dans un coin laissé spécialement ouvert à leur intention, et par leurs gestes ils deviennent les figures qu'on remarque les premières.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature