Résumé

Raimond Van Marle Simone Martini et les peintres de son école (1920)

Au contraire nous avons l'impression que l'artiste a su faire taire son goût personnel, pour mieux reproduire son modèle. Cet homme trapu et gros, à l'oeil dur, aux joues grasses, à la bouche petite et au menton saillant n'a rien des figures que produisait Simone, quand il était libre dans le choix de ses types. Au lieu de formes élégantes, nous trouvons ici des formes carrées, au lieu de mains fines, des poings redoutables ; même la façon dont le condottiere est assis sur sa monture exprime le poids et la force et non pas la grâce, si caractéristique du peintre.
Source : Gallica

Raimond Van Marle Simone Martini et les peintres de son école (1920)

On n'a pas l'impression que l'artiste ait voulu représenter un personnage historique, mais plutôt un saint du paradis. La figure du roi Robert, par contre, est sans doute un portrait et d'un réalisme qui n'a rien de flatteur. Le prince est représenté comme un jeune homme à la bouche dure et cruelle.
On serait tenté de croire que l'ornementation, qui est ici d'une richesse extrême, fut abandonnée aux soins d'élèves. Tout le manteau de l'évêque est orné d'un dessin décoratif, de même que le brocart qui couvre son siège et les vêtements de Robert.
Source : Gallica

Raimond Van Marle Simone Martini et les peintres de son école (1920)

Toute l'oeuvre est remplie d'éléments décoratifs ; les nimbes montrent pour la plupart des dessins en relief de fleurs ; les bordures des vêtements de la Madonne, du jeune Sauveur et de plusieurs saints sont richements ornées, les jolis panneaux gothiques du trône sont traités avec un soin extrême.
La partie inférieure de la figure de la Vierge pourrait sembler un peu trop large pour la tête allongée et gracieusement drapée et les mains qui sont, comme dans toutes les oeuvres de Simone, d'une finesse admirable.
Source : Gallica

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