Résumé

Achille Segard Giov. Antonio Bazzi detto Sodoma et la fin de l'école de Sienne au XVIe siècle (1910)

Vasari l'admirait vivement. Il est en effet très simple, très sincère, très émouvant et d'une parfaite harmonie. La mère de Dieu n'est plus jeune, Sodoma lui a donné son âge vrai. 1 On sent qu'il a dessiné d'après le réel ce visage grave et douloureux, mais son cœur et son imagination ont pu, seuls, lui suggérer l'accent si noble et le reflet de sainteté austère par lequel ce visage est humain et surhumain. Les trois physionomies sont d'une extrême intensité d'expression.
Source : Gallica

Achille Segard Giov. Antonio Bazzi detto Sodoma et la fin de l'école de Sienne au XVIe siècle (1910)

Des fresques de Monte-Oliveto aux fresques du musée de Sienne et aux tableaux d'autel du Palazzo Pubblico ou de San Agostino il y a toute la différence qui sépare les premières œuvres d'un jeune honinle prodigieusement doué mais qui se cherche encore luimême et l'œuvre parfaitement volontaire d'un génie en pleine conscience de son idéal particulier et en pleine possession de ses moyens d'exécution.
Source : Gallica

Achille Segard Giov. Antonio Bazzi detto Sodoma et la fin de l'école de Sienne au XVIe siècle (1910)

Un sourire de jeunesse heureuse illumine leur physionomie. Quelque chose d'intellectuel, d'aristocratique et d'exquise' ment féminin donne à leur beauté païenne un accent de Renaissance humaniste et très artiste. Elles nous émeuvent, elles nous séduisent, elles accaparent notre attention, mais nous leur sommes reconnaissants de ne faire appel en nous qu'à une émotion intellectuelle.
L'élan gracieux de ces jeunes femmes, l'ondulation de leur corps, le rhythme, l'arabesque de ces filles-fleurs font d'elles les sœurs charmantes du Printemps de Botticelli mais leur accent est personnel à Sodoma.
Source : Gallica

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