Émile Cammaerts

Résumé

Émile Cammaerts Les Bellini

Ce qui distingue, en effet, l’art des Bellini, c’est son universalité. Ils n’accueillent pas seulement les influences extérieures, ils se les approprient et les transforment. En vrais Vénitiens, ils sont peintres avant tout. Jacopo s’éprend d’architlecture et de perspective comme Giovanni se grise de couleur. Tour à tour, Gentile da Fabriano, Pisanello, Squarcione, Mantegna, les artistes flamands et Antonello de Messine font entendre leur voix dans leur bottega ; et Giovanni, à l’âge de quatre vingts ans, ne dédaigne pas d’écouter celle du jeune Giorgione. Tous les sujets leur sont bons.
Source : Wikisource

Émile Cammaerts Les Bellini

Il s’imprègne de l’atmosphère d’humanisme qui l’entoure, il dessine des monuments et des statues antiques. Mais, en vrai Vénitien, il perfectionne avant tout sa technique. Il exagère le recul de ses perspectives, dans tout le feu de la découverte ; il s’exerce avidement à saisir les mouvements violents, la lutte, la course ; il s’essaie même aux études de nu.
Pour l’Italie de 1440, tout cela n’est pas nouveau. Pour Venise, c’est une révélation. Ni Gentile da Fabriano, ni Pisanello lui-même n’avaient élargi à ce point le cadre de leurs compositions.
Source : Wikisource

Émile Cammaerts Les Bellini

Gentile s’était fait une spécialité de ce genre. En 1493, le duc de Mantoue lui commande les ritratti « du doge Barbarigo, du Caire et de Venise ». Quatre ans plus tard, il lui réclame un ritratto de Gênes. Et ce sont bien des portraits, et non de froids décors d’architecture que peignait l’artiste. L’âme de la ville plane sur son œuvre, tantôt minutieusement exacte, comme dans cette Procession, tantôt délicieusement fantaisiste, comme dans le Prêche de saint Marc à Alexandrie, où l’imagination
cliché Alinari.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature