George Lafenestre

Résumé

George Lafenestre Revue des Deux Mondes

La vision de l’artiste a été si nette et si forte, il a rendu, avec tant de justesse et de vérité, l’éclat aveuglant de la lumière sur certaines parois de la tranchée, les douceurs nuancées de la pénombre sur certaines autres, et, au-dessus de cette cavée toute blanche, morne et muette, il a fait si gaîment verdir la belle joie des feuillages enveloppant, sur la hauteur, les toits et le clocher d’un village endormi sous le ciel d’été, que cette Carrière de Saint-Maximin enchante tous ceux qui sont sensibles à l’expression d’une sensation juste par l’art admirable du peintre.
Source : Wikisource

George Lafenestre Revue des Deux Mondes

La Sève est, de même, une femme nue qui semble jaillir, les bras dressés, la tête souriante, du sol printanier ; elle ne va pas jusqu’à manger des branches, mais elle est caressée par des brindilles qui lui grimpent entre les jambes, derrière le dos, le long des bras. M. Larche a-t-il donné à cette figure toute la vivacité, toute la souplesse, tout le charme qu’exige le souvenir d’un tel chef-d’œuvre ? Pas encore peut-être, et cette première exposition lui aura donné l’occasion de s’en apercevoir ; toutefois, en la revoyant, le sculpteur en peut faire un excellent morceau.
Source : Wikisource

George Lafenestre Revue des Deux Mondes

I Le Salon des Champs-Elysées, il faut le dire, bien que les chefs-d’œuvre y soient rares, présente un aspect moins inquiétant que celui du Champ de Mars. On y sent, en général, même chez les humbles, moins de dispositions à se laisser entraîner, sans réflexion, dans le tourbillon des conventions à la mode et à obéir, sans observation, à un mot d’ordre dont le sens échappe. Chacun tient à y conserver ou sa personnalité ou tout au moins son libre arbitre, et la variété des manifestations qu’on y observe dispose, en plus d’une salle, à quelques indulgences pour leur médiocrité.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature