Henri Dumesnil, Le Salon de 1859 (1859)
“ Nous aurons à dire plus tard si le talent de l'artiste a gagné à ces transformations. Pour le moment, regardons la Mare aux vipères dont le nom seul est terrible; elle est noire, à demi cachée sous de grands chênes qui laissent parvenir, on ne sait comment, des lumières blanchâtres sur les terrains; cela manque de ce soleil blond et vigoureux d'ordinaire si abondant sur la palette de M. Diaz. Ce n'est pas que la peinture soit molle, loin de là; elle est très-montée de ton et presque dure ; mais depuis que M. Diaz fait de grandes figures où le noir est prodigué, ses paysages s'en ressentent. ”
