Jules Breton,
Revue des Deux Mondes
“ Bien différent de Fromentin, Troyon, dont je voudrais donner ici un rapide portrait, était un artiste d’une nature inculte et tout instinctive. Grand de taille, large d’épaules, légèrement obèse, le cou fort, le front se creusant un peu vers le milieu, sur des arcades sourcilières proéminentes, le nez gros et long donnant à son profil une sorte de courbe qui le faisait un peu ressembler à ses béliers, l’expression ouverte et presque rude, l’accent faubourien et, par-dessus tout, un aspect bon et sympathique qui tempérait ce que son air eût pu avoir de commun ; tel je me rappelle Troyon. ”
