Résumé

Louis Cario Eugène Boudin : 60 planches hors texte en héliogravure (1928)

Dessiner les contours qui s'évanouissent dans l'air noyé de brume transparente, saisir au passage ces formes ondoyantes, ces nuances qui se dégagent à l'infini et dans la vibration incessante de ce qu'il y a de plus mobile au monde, la lumière, fixer ces choses exquises et insaisissables, le nuage qui vole, se déroule et se transfigure, le frémissement de la feuille, l'ondulation du brin d'herbe, le frôlement de la brise sur la vague, du rayon sur l'écume, c'est la tentation qui fait le peintre, la lutte qui fait l'artiste.
Source : Gallica

Louis Cario Eugène Boudin : 60 planches hors texte en héliogravure (1928)

La mort elle-même enfin, celle d'un
homme de haute sérénité et de pure trempe. Boudin, se sentant perdu, se fit transporter à Deauville pour y achever ses jours dans la souffrance, mais en ayant sous les yeux cette mer, ce ciel, ces bateaux, ces êtres vivants qu'il avait profondément aimés. Or, de tout cela savez-vous qu'il en demeure quelque chose d'immatériel et d'inappréciable dans l'œuvre d'un artiste?
Source : Gallica

Louis Cario Eugène Boudin : 60 planches hors texte en héliogravure (1928)

Le lendemain, le peintre des ciels note : « Le ciel devient superbe, lie de vin, verdâtre, d'immenses nuages sont emportés dans l'air et vers les lointains. La mer clapote et
s'agite, déplacée par le bateau qui plonge et se relève dans ce vaste clapotis. A la crête de chaque vague, une aigrette lumineuse est emportée par le vent. Le soleil se dégage et tout se transforme dans le ciel, nuages argentés sur fond bleu, vapeurs plus brumeuses ; mais les nuages lie de vin traversent encore l'atmosphère sur ce beau fond. »
Source : Gallica

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