Paul Eudel,
L'Hôtel Drouot en 1881
(1882)
“ L'hôtel Drouot, c'est la Bourse de l'art et du bric-àbrac. Je ne sais pas de coin parisien où le pouls de notre vie moderne batte plus vite. Ce grand monument sans angles, avec ses lettres d'or : Hôtel des Ventes Mobilières, au-dessous desquelles pend, comme crêpé de deuil, un drapeau presque noir et jadis tricolore, ressemble à un immense mausolée où, pêle-mêle, comme dans un ossuaire, se heurtent tous les détritus de Paris, haute et basse vie. Le monde entier a passé par cette porte dont les lourds battants de velours s'ouvrent et se referment sur un flot de gens. ”
