Paul Eudel,
L'Hôtel Drouot en 1881
(1882)
“ Cette fois, je vis les yeux, aux conjonctives toutes rouges, des deux pauvres Chinois s'emplir de pleurs qu'ils n'essayèrent même pas d'écraser sous leurs paupières jaunes. Mais, excepté moi peut-être, nul n'aperçut ces larmes sur leurs joues de bronze. Les deux Chinois s'étaient comme écroulés, derrière le comptoir du commissaire-priseur et, immobiles et raidis dans leurs robes de soie bleue et rose, jusqu'à la fin de la vente ils ne bougèrent plus, suivant désormais d'un œil sec l'effondrement de leurs espoirs, l'écroulement de leur fortune. ”
