Exposition universelle de Paris (1855)

Définition et enjeux

Édouard Gorges Les Merveilles de la civilisation… (1856)

L'Exposition des Beaux-Arts de 1855 acquiert une importance et une solennité extraordinaires par son double caractère universel et rétrospectif.
L'Angleterre, la Russie, l'Amérique achètent la gloire ; Paris seul la donne : toute réputation, pour être grande, universelle, a besoin du baptême de In consécration parisienne.
Depuis vingt-cinq ans, l'Europe artiste vient solliciter notre critique, nos éloges, notre admiration.
Source : Gallica

L'album de l'exposition illustrée… (1867)

Ce critérium est sur pour les hommes. Mais pour les femmes!.
J'en veux venir à ceci : Nos amis les étrangers nous ont laissés, en 1855, assez épris de gloire; on se battait en Crimée, et nous disputions rudement à nos rivaux les médailles de l'Exposition universelle. Dans ses moments de loisir, Paris faisait atteler et s'en allait au Bois. Depuis le fiacre modeste et crotté, jusqu'à la calèche bleue réchampie de vermillon, vingt mille voitures roulaient au soleil, et les piétons, égrenés dans les contre-allées, regardaient tranquillement ce spectacle.
Source : Gallica

Portrait de Antoine Étex Antoine Étex Essai d'une revue synthétique sur l'Exposition universelle de 1855… (1856)

Et si chacun avait apporté plus de sincérité, on aurait appris dès l'exposition universelle de Londres, que tous les exposants, à deux ou trois exceptions près, n'avaient pas à se louer de s'êtreainsi montrés à ce prétendu tournoi. Celle de Paris, malgré tout, restera avec toute sa physionomie de sympathie française, et jamais chez nous on n'arrivera à faire payer pour voir des œuvres de l'art : le Français a trop de délicatesse, trop de sentiments généreux pour croire, comme des Yankees, des Anglais, que le génie se paie seulement avec des pièces de cent sous.
Source : Gallica

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