“ Le fond du siècle est grand et honnête. Disons-le, après la révolution française, aucune gangrène de peuple n’est possible. Grâce à la France pénétrante, grâce à notre idéal social infiltré à cette heure dans toutes les intelligences humaines, d’un pôle à l’autre, grâce à ce vaccin sublime, l’Amérique se guérit de l’esclavage, la Russie du servage, Rome du fanatisme, les croyances de l’absurdité, les codes de la barbarie. De chaque chose le virus ôté, voilà la révolution vue par un de ses plus grands côtés. Regardez. Constatez, sinon le fait régnant, du moins la tendance souveraine. ”
Victor Hugo
Résumé
Paris, œuvre de Victor Hugo, est un essai philosophique et politique publié en 1871, à l’époque de la Commune de Paris. À travers des méditations profondes sur la civilisation, la révolution et l’avenir de l’Europe, Hugo explore les tensions entre le peuple et le pouvoir, la liberté et la volonté, tout en célébrant l’idéal d’une France transformée en humanité.
Les thèmes de l’utopie, de la fraternité et du progrès y prédominent, illustrés par des citations visionnaires qui anticipent une société débarrassée des absurdités du passé. L’ouvrage, à la fois prophétique et poétique, incarne l’ambition d’un Paris symbole de la pensée universelle.
Citations de Paris (Victor Hugo)
“ Vous, moi, nous tous, non seulement ceux qui ont fait, mais ceux qui ont laissé faire. Que les spectres s’en aillent ! Que les méduses se dissipent ! Non, même pendant le canon d’une bataille, nous ne croyons pas à la guerre. Cette fumée est de la fumée. Nous ne croyons qu’à la concorde humaine, seul point d’intersection possible des directions diverses de l’esprit humain, seul centre de ce réseau des voies qu’on appelle la civilisation. Nous ne croyons qu’à la vie, à la justice, à la délivrance, au lait des mamelles, aux berceaux des enfants, au sourire du père, au ciel étoilé. ”
“ La Commune a droit ; la Convention a raison. C’est là ce qui est superbe. D’un côté la Populace, mais sublimée ; de l’autre, le Peuple, mais transfiguré. Et ces deux animosités ont un amour, le genre humain, et ces deux chocs ont une résultante, la Fraternité. Telle est la magnificence de notre révolution. Les révolutions ont un besoin de liberté, c’est leur but, et un besoin d’autorité, c’est leur moyen. La convulsion étant donnée, l’autorité peut aller jusqu’à la dictature et la liberté jusqu’à l’anarchie. ”
