Victor Hugo

Victor Hugo

Résumé

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Paris

Le fond du siècle est grand et honnête. Disons-le, après la révolution française, aucune gangrène de peuple n’est possible. Grâce à la France pénétrante, grâce à notre idéal social infiltré à cette heure dans toutes les intelligences humaines, d’un pôle à l’autre, grâce à ce vaccin sublime, l’Amérique se guérit de l’esclavage, la Russie du servage, Rome du fanatisme, les croyances de l’absurdité, les codes de la barbarie. De chaque chose le virus ôté, voilà la révolution vue par un de ses plus grands côtés. Regardez. Constatez, sinon le fait régnant, du moins la tendance souveraine.
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Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Paris

Vous, moi, nous tous, non seulement ceux qui ont fait, mais ceux qui ont laissé faire.
Que les spectres s’en aillent ! Que les méduses se dissipent ! Non, même pendant le canon d’une bataille, nous ne croyons pas à la guerre. Cette fumée est de la fumée. Nous ne croyons qu’à la concorde humaine, seul point d’intersection possible des directions diverses de l’esprit humain, seul centre de ce réseau des voies qu’on appelle la civilisation. Nous ne croyons qu’à la vie, à la justice, à la délivrance, au lait des mamelles, aux berceaux des enfants, au sourire du père, au ciel étoilé.
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Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Paris

La Commune a droit ; la Convention a raison. C’est là ce qui est superbe. D’un côté la Populace, mais sublimée ; de l’autre, le Peuple, mais transfiguré. Et ces deux animosités ont un amour, le genre humain, et ces deux chocs ont une résultante, la Fraternité. Telle est la magnificence de notre révolution.
Les révolutions ont un besoin de liberté, c’est leur but, et un besoin d’autorité, c’est leur moyen. La convulsion étant donnée, l’autorité peut aller jusqu’à la dictature et la liberté jusqu’à l’anarchie.
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