Transfusion

Définition et enjeux

Gustave Lemattre,  La Transfusion du sang et la vie des élémens de l’organisme

“ Les vies particulières des glandes, des muscles, des nerfs, du cerveau, se démontrent à l’aide de la transfusion locale, et la synthèse de l’être vivant se réalise d’elle-même avec la transfusion générale. Le sang qui arrive au cœur est distribué dans toutes les parties du corps, il n’est plus limité artificiellement à un territoire déterminé : aussi les vies partielles des tissus et des organes se raniment-elles simultanément, et la vie de l’individu devient pour nous une admirable unité collective. ”
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D Moncoq,  Transfusion instantanée du sang… (1874)

“ Le sang défibriné, nous le répétons, n'est pas du sang ni pour le physiologiste ni pour le médecin sérieux.
On a pratiqué la transfusion dans les maladies organiques. Il n'est pas impossible, en effet, que dans certains cas on puisse prolonger la vie. Mais nous conseillons fort de s'abstenir complètement dans les affections incurables. Une opération de la nature de la transfusion, donne l'idée d'un bien efficace et devant persister. C'est compromettre cette opération de la pratiquer quand elle doit tout au plus être suivie d'une amélioration légère et de peu de temps.
”
Source : Gallica

Gustave Lemattre,  La Transfusion du sang et la vie des élémens de l’organisme

“ La transfusion reparaît, mais non pas avec les prétentions exorbitantes d’autrefois : elle n’aspire plus à donner la vie universelle, indéfinie. Réduite au simple rôle de procédé scientifique, elle dévoile les secrets les plus mystérieux de l’organisation ; elle porte la lumière dans la vie des parties ; elle démontre que chaque élément de l’organisme vit par lui-même, et trouve dans le sang ses conditions d’activité. ”
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