D Moncoq Transfusion instantanée du sang… (1874)

La fibrine, dit-on, n'est pas essentielle au sang : elle expose à plus de dangers qu'elle ne procure d'avantages. Elle peut se coaguler dans les appareils destinés à l'opération; d'où le danger de déterminer des embolies. Et, si l'on veut éviter la coagulation, il faut se hâter et brusquer l'opération même, d'où paralysie du coeur et congestion du poumon. — Au contraire, le sang défibriné peut être conservé pendant des heures sans perdre aucune de ses qualités. L'opération peut se pratiquer tout à loisir, et on est à l'abri des accidents terribles des embolies fibrineuses.
Source : Gallica

D Moncoq Transfusion instantanée du sang… (1874)

Vous voulez que la vie se ranime et se continue, c'est-à-dire que chaque molécule agisse comme à l'ordinaire, et vous ne donnez avec le sérum et les globules que la force d'ensemble, la moins nécessaire à coup sûr, si la vie n'était le résultat d'un tout indivisible !
A cela on pourrait objecter : Sans doute, c'est la fibrine qui répare et entretient; mais nous voulons seulement ranimer le sujet, l'empêcher de mourir, et puis le sang va se reformer bien vite avec sa fibrine normale, qui va aider à continuer ensuite ce que les globules et le sérum auront seuls commencé.
Source : Gallica

D Moncoq Transfusion instantanée du sang… (1874)

« Ainsi la même substance qui se solidifie quand elle est hors des vaisseaux, mais qui est liquide dans leur intérieur, la fibrine, donne au sang la merveilleuse viscosité pour parcourir les capillaires les plus fins; et il est intéressant de savoir que ce sang coagulable est seul propre à entretenir la vie : sa viscosité même est précisément ce qui le fait circuler. »
Ces expériences si concluantes de Magendie nous font bien comprendre que la transfusion avec le sang défibriné ne pouvait jamais réussir chez l'homme.
Source : Gallica

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