Léon Labbé

Élements biographiques

Léon Labbé Rapport sur les progrès de la chirurgie (1867)

DE LA CHIRURGIE. 657
l'amputation à lambeau antérieur favorisait et hâtait la guérison, en évitant à la fois la saillie et la nécrose de l'os et en reportant la cicatrice sur les parties molles. Dans l'amputation circulaire la cicatrice se constitue, en effet, vis-à-vis l'extrémité osseuse; elle y adhère, elle est plus lente à s'opérer, elle attire à elle les bouts des nerfs, qu'elle comprime souvent d'une manière douloureuse, et, enfin, elle ne saurait supporter la moindre pression sans des souffrances quelquefois très-vives. Tel est le jugement porté par Malgaigne.
Source : Gallica

Léon Labbé Rapport sur les progrès de la chirurgie (1867)

Mais la compression adoptée comme méthode générale par ce grand chirurgien était bien souvent impuissante. Les malheureux qu'elle ne pouvait guérir étaient donc encore abandonnés aux chances d'une guérison spontanée, ou voués pour toute leur existence à la plus misérable condition. En instituant une thérapeutique aussi complète et aussi perfectionnée que celle que nous possédons aujourd'hui, la chirurgie moderne a donc rendu à l'humanité un service signalé, dont l'honneur revient aux chirurgiens français.
Source : Gallica

Léon Labbé Rapport sur les progrès de la chirurgie (1867)

Pendant longtemps on a confondu sous le nom d'exostoses des affections des os essentiellement différentes; on ne doit rigoureusement ainsi désigner que des tumeurs formées par l'hypertrophie du tissu osseux. Cette hypertrophie, connue sous le nom d'exostose lorsqu'elle est bornée à un point circonscrit d'un os, porte le nom d'hypérostose lorsqu'elle occupe toute l'étendue d'un os long ou la surface d'un os plat.
La structure des exostoses n'est pas toujours identique; elles sont quelquefois formées par du tissu spongieux
Source : Gallica

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