Ligature (chirurgie)

Définition et enjeux

Léon Labbé Rapport sur les progrès de la chirurgie (1867)

Cependant nous ne donnerions pas une idée vraie de l'état de cette grave question, si nous laissions supposer que la méthode de la ligature est discréditée dans l'esprit des chirurgiens de notre pays. Elle ne l'est que pour certaines applications que nous avons spécifiées plus haut. Comme méthode générale elle reste tout entière.
Rien de plus juste que les réflexions présentées à cet égard par M. Richet dans son récent travail. La ligature expose à tous les accidents des plaies, et a comme accidents spéciaux à mettre en ligne de compte les hémorragies secondaires et la gangrène du membre.
Source : Gallica

Pierre Sue Éloges lus dans les séances publiques de l'Académie royale de chirurgie… (1859)

La proscription de la ligature simplifie l'opération, la rend moins douloureuse, prévient des accidents fâcheux, tels que des abcès dans les premiers temps ; la perte de sentiment et du mouvement pour les
suites, lorsque le nerf principal a été coupé dans la ligature ; la gangrène et la perte du membre sont quelquefois l'effet de la ligature qui détruit l'action vitale en étranglant le tronc de l'artère.
Les observations de M. Molinelli sur la cure des plaies du tendon d'Achille sont curieuses et intéressantes.
Source : Gallica

Antoine-Joseph Jobert De la Réunion en chirurgie, par A.-J. Jobert… (1864)

Une seule ligature, ainsi que l'expérience nous l'a appris, n'empêche pas la récidive de l'hémorrhagie; en liant ces deux vaisseaux à la fois, on voit le cours du sang se ralentir et l'impulsion se limiter à la ligature. C'est alors que la réunion peut être pratiquée au moyen de bandelettes agglutinatives ou de quelques points de suture, si un pansement à plat' et l'application de charpie trempée dans l'eau froide n'étaient pas suffisants pour maintenir les lèvres de la plaie en contact.
Source : Gallica

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