Émile Thoulouse, Mélanges de médecine et de chirurgie (1877)
“ Vers les six heures, étant revenu chez Poucharamet pour la troisième fois dans le même jour, je le trouve oscillant comme un homme ivre. Je cours à lui pour lui servir d'appui mais avant de l'atteindre il témoigne par un cri et un geste qu'il ressent un grand malaise vers le creux épigastrique, et tombe à terre sans pouls, et sans connaissance comme s'il eût été foudroyé. Je m'empresse de détacher la pâte arsenicale du cancer, ainsi que la charpie mouillée ; puis, pour stimuler la sensibilité et suspendre l'absorption de l'acide arsénieux, je lave vivement tout le visage avec du vin généreux. ”
