Couenne

Définition et enjeux

N.-E. Dionne,  Le parler populaire des Canadiens français

“ Ex. La terre est prise en couenne. — Peau. Ex. Un individu qui a la couenne épaisse. Se dit au figuré. — Chauffer la couenne à quelqu’un, lui donner une forte réprimande. Couanne et couenne se disent en Normandie pour gazon. En Anjou, une couenne est une fainéante.
Couenner, v. a.
Poser de la couenne, du gazon, sur le sol dénudé.
Couette, n. f.
— Touffe. Ex. Coupez-moi cette couette de cheveux. — Petite queue. — Se faire prendre la couette, se faire morigéner. — Se faire couper la couette, subir un grand affront. Autrefois l’on portait la couette dans la province de Québec.
”
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Portrait de Lorédan Larchey Lorédan Larchey,  Dictionnaire historique d’argot…

“ COUENNE : « On dit d’un nigaud, d’un maladroit, d’un sot, qu’il est couenne. » (Dhautel) . — « Viens-tu ? — Ah ben ! non. — Ah ! que t’es couenne. » (Ourliac.)
COUENNE DE LARD : brosse. (Vidocq ) — Allusion aux crins de la couenne du porc.
COUILLÉ : Niais. — De couillon — « Un couillé j’ai remouché. » (Vidocq.) V. Plan.
COUILLON : Pour ce mot et ses dérivés, voyez Couyon.
COULAGE : Gaspillage, détournement commis par des subordonnés.
”
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