John Uriah Gregory

Résumé

John Uriah Gregory En racontant

Enfin, dit-il, le Peerless est hors de danger jusqu’ici, mais il a encore une course longue et périlleuse à faire, naviguant au milieu de bancs de sable, de récifs et de courants pleins d’embûches, il peut être surpris par la brume ou assailli par de fortes tempêtes. De longs jours s’écouleront peut-être avant qu’il ne reçoive d’autres nouvelles du Peerless. Pendant ce temps-là, le navire vogue sur les eaux à travers d’épais brouillards, averti, tantôt par le canon d’alarme, tantôt guidé par la lumière des phares, louvoyant et battant la mer de l’est à l’ouest, du nord au sud.
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John Uriah Gregory En racontant

Tout à coup, le vent fraîchit et se mit à souffler en tempête ; la lame se creuse, devient fatigante, et en voulant virer à terre, le navire touche, se met à talonner et embarque aussitôt d’énormes paquets de mer. Il n’en fallait pas plus pour faire perdre la tête à une partie de l’équipage, et seul le maître canonier eut en ce moment le sang-froid de sauter dans la soute aux provisions, d’y prendre ce qu’il put de biscuits, de monter quelques fusils, un baril de poudre et une trentaine de gargousses, et d’entasser le tout dans le petit canot.
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John Uriah Gregory En racontant

Mais, à peine avaient-ils atteint leur destination, que son mari fut frappé de paralysie, et mourut dans ses bras. Peut-on se représenter une position plus horrible ? Seule dans la forêt, à cent milles de son habitation, avec le cadavre de son mari !
Elle faillit en perdre la raison ; mais, reprenant tout son courage, elle enveloppa le cadavre, qu’elle ficela sur le traîneau, et arriva ainsi à travers les bois, après une marche des plus pénibles, à une cabane de pêcheur où elle enterra son mari ; puis elle monta à Québec avec l’intention de ne plus jamais retourner au Labrador.
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