Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice

Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice

Résumé

Portrait de Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Promenades dans le golfe Saint-Laurent (1879)

Trente milles séparent à peine la pointe sud de la Pointe-aux-Bruyères. Avec une bonne brise pour un voilier, et du temps calme pour un vapeur, cette distance n’est qu’une promenade d’agrément ; mais avec le brouillard tout doit compter en mer. Il fallut donc remettre à la cape, et nous mîmes trente-six heures à franchir douze lieues. De temps à autre, le son d’une conque ou d’un porte-voix nous arrivait à travers la brume, qui s’étendait plus grise et plus épaisse que jamais. C’était un gros navire qui arrivait sur nous.
Source : Wikisource

Portrait de Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Promenades dans le golfe Saint-Laurent (1879)

Pour ravitailler le Rocher-aux-Oiseaux, il faut que la mer soit parfaitement calme. Au moindre souffle qui court sur la surface du golfe, la vague agit comme un bélier contre la falaise escarpée de l’îlot, et réduit en atome tout ce qui commet l’imprudence de passer à portée de son étreinte. Il ne faut donc pas s’étonner si, dix heures après son départ de l’Anticosti, le Napoléon III luttant contre une petite brise, frisait l’île Brion, et allait jeter l’ancre dans une des criques de ce groupe.
Source : Wikisource

Portrait de Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Promenades dans le golfe Saint-Laurent (1879)

Tout-à-coup, le vent fraîchit et se met à souffler en tempête. La lame se creuse, devient fatigante ; et en voulant virer à terre, le navire touche, talonne et embarque aussitôt d’énormes paquets de mer. Il n’en fallait pas plus pour faire perdre la tête à une partie de l’équipage. Seul, le maître canonnier eut en ce moment le sang-froid de sauter dans la soute aux provisions, d’y prendre ce qu’il put de biscuit, de monter quelques fusils, un baril de poudre
et une trentaine de gargousses, et d’entasser le tout dans le petit canot.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature