Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice

Élements biographiques

Portrait de Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice À la veillée

Cet air d’importance n’amena pas le plus petit sourire sur ses lèvres roses. Elle lui tendit gaiement la main, en disant :
— Eh bien ! comment se porte-t-on par chez vous, Cyprien ?
— Mais cahin-caha, mademoiselle Marie : l’oncle Roussi est un peu malade ; quant à moi, ceci est du fer, ajouta-t-il en se passant familièrement la main sur la poitrine.
— Savez-vous que vous êtes heureux d’avoir bonne santé comme cela, Cyprien : au moins, c’est une consolation, pour vous qui mettez sur terre tout votre bonheur, car pour celui de l’autre côté, on m’assure que vous n’y croyez guère.
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Portrait de Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice À la brunante

Mon pays, c’est le Canada... Vous ne le connaissez pas, docteur ?... Mon pays ! ajouta-t-il après une longue pause... puis tournant avec effort vers la ruelle sa tête endolorie, je le vis qui sanglotait.
— Voyons, Jean, lui dis-je, inutile de faire l’enfant ; le docteur dit que ton cas n’est pas désespéré : d’autres sont revenus de plus loin.
Il ouvrit de grands yeux, comme s’il eût cherché à reconnaître cette voix ; puis, faisant un effort pour parler, il me dit d’une voix faible, en montrant sa poitrine amaigrie :
— Non, Henri, je sens que tout est fini !
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Portrait de Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Promenades dans le golfe Saint-Laurent (1879)

« Par les nuits étoilées, le phare trace sur la mer un sillon lumineux, et par les nuits noires, il montre encore à travers l’ombre son grand œil vigilant. Qui ne croirait alors volontiers que le phare est vivant ? Qui ne s’adresserait à lui comme à un être capable de comprendre ? »
D’une oreille distraite j’écoutais. Ma pensée était ailleurs ; et la déclamation d’Agénor avait réveillé en moi d’autres idées.
Je songeais à la vie humble, pleine d’abnégation et de dévouement, que menaient les modestes gardiens de ces phares.
— À chacun sa fonction dans le grand rouage humanitaire.
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