“ Là, il le fit asseoir sur une causeuse, près de la cheminée, où brûlait un lent feu de hêtres, et, s’asseyant près de lui, l’entourant d’un de ses bras et le regardant avec tendresse, il continua d’épancher la joie qu’il éprouvait de revoir son jeune ami. En écoutant cette voix franche et vibrante, en revoyant ce noble visage, où l’être intérieur se révélait par des expressions supérieures à la beauté, mais en accord avec elle, Ali retrouvait tout le charme de cette affection qui, depuis quelques mois, avait créé dans sa vie un splendide foyer de chaleur et de lumière. ”
Causeuse
Définition et enjeux
Citations sur la causeuse
Jules Barbey d’Aurevilly,
Une vieille maîtresse
(1851)
“ Le coin du feu devient toute la maison. On y vit et on s’y réchauffe, assis tous deux sur la même causeuse, — ce meuble inventé par l’amour, — entre les feuilles rapprochées de quelque paravent de laque qui double la chaleur en la retenant, et jette une ombre de plus sur le corps, un mystère de plus sur la pensée ! ”
Augustin Gilbert,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu
(1913)
“ Un même symptôme peut être tour à tour considéré comme utile ou comme nuisible, et il peut être, par suite, indiqué de le respecter ou de le combattre, suivant que se rattachant à telle cause ou à telle autre, il a, d'après les lois de la physiologie pathologique, tel ou tel mécanisme, c'est-à-dire telle ou telle valeur, réserve étant faite, je le répète, pour les cas où il est indiqué de le combattre, parce que sa gravité est, toute question de valeur mise à part, une menace pour la vie. ”
Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Ne dites rien devant cet homme-là, c’est un homme qui cause, qui est sujet à causer. Les femmes n’ont pas la force de se taire : elles ont une furieuse démangeaison de causer. Bouh. Causer, signifie aussi, médire, parler avec malignité. Maledicere, conviciari. Cette femme à une réputation douteuse ; on en cause. Causer, en termes de Fauconnerie, exprime le son des perroquets & des pies. Loqui. On dit causer des perroquets & des pies. Fault. On dit proverbialement qu’une personne cause comme une pie borgne ; qu’elle cause quand elle a les pieds chauds ; pour dire qu’elle parle trop. ”
Antonio Ciccone, De la muscardine et des moyens d'en prévenir les ravages dans les magnaneries (1858)
“ On appelle occasionnelles les causes qui, de près ou de loin, concourent plus ou moins puissamment à la production d'une maladie. Une cause occasionnelle peut, à elle seule, donner naissance à une maladie ”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ Après avoir reconnu la nature & l’espèce de l’érésipèle, il faut en distinguer les causes, & savoir s’il vient de cause interne, c’est-à-dire du vice du sang & de l’humeur de la sueur, ou de cause externe purement accidentelle. ”
Pierre-Adolphe Piorry, Clinique médico-chirurgicale de la ville… (1869)
“ La cause du mal primitif ses effets immédiats constitueraient bien, par leur ensemble, une maladie, mais t aussitôt que ces effets immédiats sont produits, des causes invariables pour chaque individu viennent à agir, des résultats divers ont lieu, et ils modifient tellement symptômes, les phénomènes organiques, leur durée, leur marche, leur gravité surtout le traitement qui leur est applicable, que l'idée de l'unité morbide, qu'on la comprend en général, et à laquelle on opposerait une curation unitaire spéciale, une sorte de recette fixée par avance, n'est pas soutenable. ”
Claude Bernard,
Introduction à l’étude de la médecine expérimentale
“ De même que l’organisme ne peut vivre que par le concours ou par la manifestation normale des propriétés d’un ou de plusieurs de ses éléments vitaux, de même l’organisme ne peut devenir malade que par la manifestation anormale des propriétés d’un ou de plusieurs de ses éléments vitaux. ”
Henri Duboué, De l'impaludisme (1867)
“ Quant à la cause, elle doit toujours résider dans un même agent, pour une entité morbide déterminée, que cet agent soit physique ou chimique, extérieur à l'organisme, ou développé fortuitement dans l'organisme même, sous des influences morales ou autres. ”
Théophile Drouault, Éléments de médecine positive et de thérapeutique rationnelle… (1868)
“ C'est la mort envahissant peu à peu le corps et le transformant partiellement en cadavre... Les causes qui occasionnent l'altération, la viciation des fluides, des humeurs du sang, etc., qu'elles soient héréditaires ou occasionnelles, ont pour effet de déterminer des maladies, c'est-à-dire la production de phénomènes qui sont l'expression les unes de l'action de la cause et de ses effets, et qui sont les autres l'expression de la réaction des forces vitales ”
Léopold Jolly, Éléments de thérapeutique générale basée sur la physiologie et la pathologie cellulaire… (1899)
“ Il en résulte également que la maladie, dans son ensemble, se compose d'une série d'actes morbides se succédant les uns aux autres, s'enchevêtrant et se confondant les uns dans les autres, et, qui,- alternativement, d'effets devenant causes et de causes redevenant effets, vont s'aggravant les unes par les autres par le fait du système sanguin, milieu duquel émergent et auquel aboutissent tous les actes organiques. ”
Henri Guinier,
Introduction à l'étude de l'hygiène…
(1864)
“ Toutes les causes peuvent être occasionnelles. 5° Enfin, les causes prochaines ou essentielles des maladies ne méritent pas précisément le nom de causes, puisqu'elles sont la maladie elle-même ou plutôt l'Affection. L'Affection est sans doute cause par rapport aux symptômes dont l'ensemble constitue la maladie, dans le langage de l'École de Montpellier ; mais lorsque, pour me servir d'une expression familière à Harvée et à Bordeu, lorsque le système vivant a conçu une Affection, l'État morbide existe dans ce qu'il a d'essentiel, et le champ de la pathogénie est presque fermé. ”
Théophile Drouault, Éléments de médecine positive et de thérapeutique rationnelle… (1868)
“ Si la maladie consiste dans l'action d'une cause qui a pour effet de déterminer la viciation des humeurs propres à l'un ou à l'autre système de l'économie, l'indication est de procéder à la neutralisation, à la destruction de la cause et de procurer les épurations et les éliminations convenables. ”
C Lebel, Le Livre des goutteux, nouvelles études sur la goutte… (1845)
“ Pour nous, comme pour tout médecin qui a dépouillé le manteau du sophiste pour courir après la vérité, les causes d'une maladie, comme les causes de l'action des médicaments, ne doivent être appelées telles et exposées que lorsqu'elles sont palpables, matérielles, et presque aussi tangibles pour le malade que pour le médecin luimême. ”
Jules Quissac, Faculté de médecine de Montpellier… (1860)
“ De la Doctrine des Éléments morbides et de son application à la médecine-pratique. Ramener à quelques modes morbides généraux tout ce qu'il y a de plus important en médecine-pratique, savoir : les fièvres de quelque nature qu'elles soient ; la fluxion et ses diverses espèces ; les maladies nerveuses et leurs nombreuses variétés : tel est le but qu'il s'est proposé dans cet ouvrage, qui lui semble devoir singulièrement favoriser l'étude de la Pathologie. ”
Charles Victor Biessy, Manuel pratique de la médecine légale… (1821)
“ En effet, il est démontré et clairement établi en médecine qu'il existe chez différens individus des causes éloignées de maladie, comme des causes d'une mort inévitable, dont reffet peut être brusquement développé par la circonstance même la plus légère. ”
Jules Quissac, De la doctrine des éléments et de son application à la médecine pratique… (1850)
“ L'élément ou affection élémentaire est un état morbide général simple, avec ou sans fièvre, avec ou sans lésion locale, qui a des caractères propres, qui offre des indications spéciales et qui peut se rencontrer dans la plupart des maladies. Ceci est son caractère pathognomonique. Les affections élémentaires sont l'élément fièvre ou fièvre simple; l'élément inflammatoire ; l'élément catarrhal, bilieux, muqueux, adynamique, ataxiquè, malin, périodique, nerveux, fluxionnaire. ”
Théophile Drouault, Éléments de médecine positive et de thérapeutique rationnelle… (1868)
“ Comme il n'est pas possible à la chimie appliquée à la médecine de reconnaître les altérations que les agents et les substances naturelles subissent dans les éléments qui les composent, les corps qui agissent sur nous et en nous peuvent à notre insu dans certaines circonstances, se changer en poisons. ”
Georg Ernst Stahl,
Oeuvres médico-philosophiques et pratiques de G.-E. Stahl…
(1863)
“ Il est donc très-important, dans une appréciation rigoureuse des causes, de distinguer attentivement les actes et les effets qui, bien loin d'être le produit direct d'une puissante cause physique ou corporelle quelconque, ne sont en réalité que des actes institués par un tout autre agent, en vue seulement de cette même cause matérielle. ”
Vladimir Valerianovich Podvisotski, Pathologie générale et expérimentale… (1901-1905)
“ A les considérer au point de vue de leurs qualités propres, les facteurs de maladie dont nous avons parlé ne sont pas par eux-mêmes des agents nocifs ; ils ne renferment rien d'essentiellement toxique, rien d'étranger à l'organisme; ils ne deviennent agents morbides qu'en raison du changement de leurs proportions quantitatives dans le milieu extérieur. ”
Hermann Pidoux, Les Vrais principes de la matière médicale et de la thérapeutique… (1853)
“ Dire qu'une douleur, ou toute autre affection simple, est, considérée en soi, l'effet de telle action chimique, de telle disposition physique, etc., c'est ne pas se comprendre soi-même. Analyser chimiquement une fièvre, une névrose, une cachexie, pour en donner la théorie, c'est commencer par les anéantir pour les mieux voir. ”
Henri Guinier,
Introduction à l'étude de l'hygiène…
(1864)
“ Je crois, Messieurs, avoir justifié et suffisamment développé la première partie de ma définition, à savoir : que la prédisposition est une faculté, une tendance, une aptitude en vertu de laquelle le système vivant développe , soit spontanément, soit à la suite d'influences extérieures, une maladie déterminée. ”
Théophile Drouault, Éléments de médecine positive et de thérapeutique rationnelle… (1868)
“ Il y a deux sortes de causes premières des maladies, car la première engendre toutes les autres, les effets devenant successivement causes; celles qui commencent par occasionner le trouble des fonctions dans tel ou tel des systèmes de l'économie, dans le système nerveux ou dans le système artériel, ou dans le système lymphatique, etc., et celles qui commencent par occasionner l'altération , la viciation des fluides dans un de ces mêmes systèmes. ”
Jean-Bruno Cayol, Du Ver rongeur de la tradition hippocratique… (1854)
“ Indépendamment de cette lutte ou réaction normale de l'organisme, qui ne trouble point l'harmonie des fonctions, puisqu'au contraire elle en est la fin et le résultat naturel, des réactions accidentelles ou anormales de l'organisme sont provoquées par tous les agents accidentels de trouble et de destruction, par toutes les causes de maladie. ”
Samuel Richardson,
Histoire de Miss Clarisse Harlove
“ Des vues qui peuvent être anéanties par le moindre accident, tel, par exemple, qu’une fièvre, dont il porte toujours la semence prête à germer dans un tempérament aussi impétueux que le sien, ou tel que le coup provoqué des armes d’un ennemi. ”
A. Chevalier, Quelques mots de chimie pathologique
“ Si cette patiente et laborieuse étude nous conduit vers l’explication des lois physiologiques, si elle ne néglige point les changements qui surviennent dans l’organisme lorsque, altéré par des causes souvent obscures et même inconnues, il éprouve dans ses fonctions des troubles dont les conséquences lui sont funestes, elle n’est rien moins que spéculative ”
Vincent Nivet, Rapport du docteur Nivet sur les opuscules adressés à l'Académie de Clermont-Ferrand… (1845)
“ Dans toutes les maladies qui font partie de la cinquième classe, l'introduction d'un principe étranger dans le sang, ou les changements que la composition de ce fluide a éprouvés , sont la cause réelle de la maladie ”
Vladimir Valerianovich Podvisotski, Pathologie générale et expérimentale… (1901-1905)
“ L'analyse des causes et des éléments essentiels des altérations de la santé conduit tout droit à la prophylaxie des maladies. Si bien connaître est tout d'abord connaître les causes, la pathologie générale étudie les causes et dégage les rapports entre les phénomènes morbides et les facteurs qui les ont provoqués. ”
Paul-Émile Chauffard,
Lettres sur le vitalisme, par le Dr Paul-Émile Chauffard…
(1856)
“ Nous définirons donc la maladie : une réaction anormale de l'organisme contre une affection subie par lui. Tout est dans cette définition , l'activité nécessaire de tout fait morbide envisagé dans sa réalité ”
Alphonse Crétin, De l'empirisme et du progrès scientifique en médecine à propos des conférences de M. le professeur… (1863)
“ Peu importe la maladie, phthisie ou catarrhe, pneumonie ou pleurésie, névralgie ou rhumatisme, fièvre typhoïde ou méningite? On connaît les traitements systématiques de chacune de ces .maladies par les purgatifs, par les antiphlogistiques, par les révulsifs, par les toniques, par les spécifiques, ou même par toutes ces médi- cations disparates combinées entre elles dans le même traitement. Au début d'une affection aiguë, l'erreur est facile, fréquente; elle ne tire pas à conséquence, à moins qu'il ne s'agisse d'un concours, comme cela s'est vu il y a quelque vingt ans. ”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ Cet état, si on n’y remédie promptement, conduit à une maladie grave. La matière propre à faire naître telle ou telle maladie, roule dans le torrent de la circulation, irrite par son acrimonie les parties sensibles, s’arrête par portion, sur tel ou tel organe, & produit tous les phénomènes dont nous avons fait plus haut l’énumération. ”
Victor-Alexandre Racle, Traité de diagnostic médical..… (1878)
“ Un des premiers est. le type délirant. Les malades sont agités, furieux : ils crient, vocifèrent, profèrent des injures; la face est animée, les yeux sont brillants, injectés; il y a des mouvements perpétuels des membres, une grande agitation; la peau est chaude, rouge, couverte de sueur ; le pouls est fort, fréquent, agité; on est obligé de retenir le malade par des entraves, autrement il se suiciderait ou se livrerait à des actes de colère, dangereux pour, les autres personnes. Ce sont là les caractères des maladies aiguës, congestives, avec excitation. ”
Paul-Émile Chauffard,
Andral : la médecine française de 1820 à 1830
(1877)
“ Nons ne saurions accepter pleinement la notion de maladie générale, restreinte à la lésion d'un système organique général, ou du liquide sanguin partout répandu. La lésion reste toujours ainsi le fait primifif de la maladie, quoique elle ne soit qu'un fait second,-dont la cause est dans l'unité vivante, comme en cette unité trouvent .leur existence et leur raison fonctionnelle tous les appareils organiques généraux. ”
Henri Hallopeau, Traité élémentaire de pathologie générale… (1884)
“ Nous avons vu précédemment (1) que le développement des états morbides suppose nécessairement l'intervention de deux ordres d'influences qui sont: 1° des provocations sollicitant, dans des conditions anormales, l'activité organique; 2° des dispositions internes permettant à l'organisme de réagir contre ces provocations. Ces dispositions internes constituent les aptitudes morbides ; elles peuvent être désignées, suivant les caractères qu'elles présentent, sous le nom de diathèses, de prédispositions organiques, d'idiosyncrasies, de vulnérabilité morbide et de réceptivité morbide. ”
John Green Cross, Paris et Montpellier, ou Tableau de la médecine dans ces deux écoles… (1820)
“ Les causes morbides étendent leur action des uns aux autres à cause de leur entrelacement; et quel que soit des deux systèmes celui qui a l'initiative dans les maladies, il associe bientôt l'autre à son état. ”
Louis-Aimé Martin, Plan d’une bibliothèque universelle
“ Vous êtes consumé d’une inflammation générale ; n’importe, il prodigue les échauffants, les toniques, le quinquina, la cannelle, l’opium, le camphre ; il veut vous rendre des forces, vous sur-exciter, et il vous tue. ”
Giacomo Tommasini, Précis de la nouvelle doctrine médicale italienne… (1822)
“ J'accorde aussi qu'un principe irritant, contagieux , introduit dans l'organisme , ne peut être dompté par des moyens ordinaires, et qu'il ne cesse de troubler l'ordre des mouvemens, qu'après avoir perdu sa force par un moyen quelconque, et après un temps déterminé ou bien lorsqu'il a été expulsé du corps. ”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ C’auroit été à la faculté de médecine, toujours à consulter, sur les objets de santé, à demander la suppression d’une substance qu’elle auroit regardée non-seulement comme dangereuse, mais encore comme extrêmement dangereuse, & ayant, de tout temps, été reconnue d’un usage pernicieux. ”
Henri Hallopeau, Traité élémentaire de pathologie générale… (1884)
“ Les causes initiales sont celles qui agissent sur un organisme sain ou donnent lieu chez un sujet déjà malade à une évolution morbide intercurrente et tout à fait indêpendante de la maladie préexistante ”
James Paget, Leçons de clinique chirurgicale… (1877)
“ Ces désordres ne sont les causes excitantes effectives que des maladies auxquelles les patients sont prédisposés; et la tendance ou prédisposition a beaucoup plus d'affinité avec l'essence de la maladie que la cause excitante. ”
Robert Barnes, Traité clinique des maladies des femmes (1876)
“ La position déclive des organes y favorise l'accumulation du sang, et la facilité avec laquelle ils se fluxionnent, sous l'influence des causes que j'ai indiquées, est une source constante d'aggravation du mal et un obstacle à la guérison. ”
Louis Claude Adolphe Motard, Traité d'hygiène générale. Tome 1 (1868)
“ Les perturbations profondes dans le jeu des organes qui dénaturent ou suppriment d'une manière temporaire ou durable, partielle ou générale les conditions de la vie, quelle que soit la cause de ces perturbations, ce sont les maladies. ”
Henri Guinier,
Introduction à l'étude de l'hygiène…
(1864)
“ Or, je vous le demande, Messieurs, ces lois de la causalité physique et chimique peuvent-elles être transportées dans le domaine de la causalité pathologique? En aucune façon, et cela parce que le corps vivant, au lieu d'être passif au contact des forces qui lui sont appliquées, est, au contraire, éminemment actif ”
