Résumé

Hermann Pidoux Les Vrais principes de la matière médicale et de la thérapeutique… (1853)

Ils ne vous donneraient pas une diathèse pour toutes les dispositions morbides du monde. Des crises en règle leur sont indispensables pour établir la puissance de la nature ; et ils en voient partout ; la maladie, dans sa cause, n'étant à leurs yeux que comme un corps étranger qui s'introduit par accident dans l'organisme. Voilà, en substance, à peu près tout. C'est la chirurgie de Cos bien plus que sa médecine. Les constitutions médicales sont pour eux une question d'almanach ; et s'ils admirent Hippocrate, c'est à peu près comme les bedeaux admirent saint Paul.
Source : Gallica

Hermann Pidoux Les Vrais principes de la matière médicale et de la thérapeutique… (1853)

Pour le chimiste, la respiration est une absorption d'oxygène, éliminé sous forme d'eau et d'acide carbonique ; pour la physiologie, c'est encore cela, plus autre chose. Que d'opérations dans le monde organique et inorganique où les mêmes échanges ont lieu et qui ne sont pas la respiration ! On a donné les conditions chimiques de la fonction, et on croit l'avoir expliquée. Mais l'organisme y met quelque chose que la chimie veut en vain contrefaire; qui est le principe même de la respiration et toute la respiration. Le poumon est un sens comme l'oeil.
Source : Gallica

Hermann Pidoux Les Vrais principes de la matière médicale et de la thérapeutique… (1853)

Le vieux vitalisme est usé, parce que dès qu'il sort du vague et des lieux communs, il est impuissant. Les progrès de l'anatomie, de la physique, de la chimie l'ont débordé et devaient le faire ; et pourtant, rien de plus faux que les théories qu'elles ont imposées à la médecine violée ; rien de plus grossier et de plus dangereux que leurs conséquences en Matière médicale et en Thérapeutique.
Le bons sens dit qu'il y a une vie où sont naturellement fondues des conditions dont la physique et la chimie fournissent les réactifs.
Source : Gallica

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