G. D’Aremberg, Revue des Deux Mondes
“ Mais, au IIe siècle de notre ère, Galien arriva, il se servit du nom d’Hippocrate pour imposer ses propres doctrines au monde entier, et ce mélange des opinions du médecin du Cos et du médecin de Pergame constitua une doctrine, le galénisme, qui asservit le monde à son joug pendant quinze siècles. On ne voyait plus la nature, car on ne la regardait qu’à travers les livres hippocratiques ou galéniques et leurs traducteurs arabes. Aussi on peut dire que, si les grands systèmes sont beaux et admirables dans les œuvres de l’homme qui les produit, ils sont après eux désastreux pour la science ”
