Résumé

Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon Césarisme et christianisme (de l'an 45 avant J.-C. à l'an 476 après… (1883)

Il s'agissait du pape Etienne, qui admettait le baptême donné par les hérétiques comme valide, et qui, pour ce fait, excommuniait Cyprien. N'est-il pas étrange que dans une société, celui qui prêche l'union soit exclu comme scissionnaire par celui qui prêche la discorde?... Cyprien pose en principe que tout évêque a, dans son évôché, une pleine liberté et une pleine puissance ; qu'il ne peut être jugé par un autre, comme aussi, il ne peut le juger; qu'aucun n'a le droit de se dire évêque des évêques, comme affectaient de le faire ceux de Rome, et de réduire les autres sous leur tyrannie.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon Césarisme et christianisme (de l'an 45 avant J.-C. à l'an 476 après… (1883)

Chaque victoire consacre une reculade de l'empire. Gloire à César!... L'Égypte est livrée aux proscriptions.
Constance, de son côté, défait Allectus et, maître d'une flotte, se prépare à replacer la Grande-Bretagne sous la loi des empereurs : mais à quel prix? à la condition que désormais l'empereur ne quittera plus la Gaule et la Bretagne, ce qui mène droit au partage, au rétablissement des nationalités. L'unité n'est pas dans le principe césarien : il est convaincu de faux; il fléchit sans cesse.
Dioclétien rend un édit contre les manichéens et les mages.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon Césarisme et christianisme (de l'an 45 avant J.-C. à l'an 476 après… (1883)

Il se sent frappé à mort. Sous cet empereur et sous Claude, l'empire avait triomphé de tous ses ennemis les plus redoutables; les légions étaient victorieuses, leur règne semblait assuré, autant que leur gloire. Aurélien mort, l'élément militaire sent qu'il ne retrouvera pas un représentant aussi énergique, et que le peuple se retirant, c'est fait des prétoriens. La douleur du soldat est si grande que pendant six mois il refuse de nommer un empereur; pendant six mois, par un phénomène qui a bien aussi sa valeur, l'empire reste sans maître, sans usurpateur, sans révolte !
Source : Gallica

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